3 sorties du mois de mai ou parce qu’on avait les révisions des partiels

3 sorties du mois de mai ou parce qu’on avait les révisions des partiels

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Café Society

Le très attendu Café Society de Woody Allen, maintenant grand « abonné » du Festival de Cannes ouvrait justement celui de cette année en Hors-Compétition. Avec un cast aussi sélect : Jesse Eisenberg, Kirsten Stewart, Steve Carell (qui a remplacé Bruce Willis après 4 jours de tournage car celui-ci ne se souvenait pas des répliques et avait un comportement inapproprié, Bravo Willy) , on espérait un peu mieux.

Le jeu des acteurs est impeccable, ok, les personnages évoluent et l’histoire tient la route, ok, mais on en ressort inchangé… Avec le sourire aux lèvres -ça reste un Woody Allen tout de même-. Contrairement aux twists finaux de L’homme irrationnel, de Scoop ou encore de Match Point, Café Society rappelle un encéphalogramme plat : sans grand rebondissement ni surprise. A l’image de la vie sentimentale du héros (Jesse Eisenberg), juif de New-York fraichement débarqué  tentant sa chance à Los Angeles  avec l’aide de son oncle (Steve Carell). Il tombera très vite amoureux de l’inaccessible Kirsten Stewart, jeune actrice désabusée. C’est dans le bling bling du cinéma des années 30 que Woody Allen parvient à rétablir une ambiance tamisée grâce à des costumes, décors et couleurs magnifiques. On n’en attendait pas moins du réalisateur en collaboration pour la première fois avec Vittorio Storaro, directeur de la photographie triplement oscarisé notamment pour Apocalypse Now et Le Dernier Empereur.

« La vie est une comédie écrite par des auteurs sadiques » nous dit notre héros, le ton cynique du réalisateur n’est jamais très loin et on reste impatient de voir son prochain film sûrement pour 2017.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19562259&cfilm=236050.html_

 

Le Lendemain

Sujet sensible, sujet tabou, ce film inspiré d’une histoire vraie nous montre le combat d’une famille après que l’adolescent de la famille a tué sa petite-copine. Ayant purgé 2 ans de prison juvénile il revient dans son village d’origine, et tente de renouer avec ses anciens camarades et voisins des contacts à peu près normaux. Pour son premier film, le réalisateur a eu l’intelligence de ne pas nous annoncer tout de suite ce que le jeune homme a fait, et d’abord de montrer le malaise qui règne dans la famille et l’hostilité des autres habitants à son égard. Malin, sachant que le film est très lent et que l’absence totale de musique contribue à la torpeur de l’histoire. C’est ce levier narratif qui nous donne envie de voir la suite, au final on ne s’ennuie pas. Le réalisateur a choisi, par l’absence de musique et par des plans très statiques et naturels, de rester objectif et distant face à un sujet on ne peut plus difficile à aborder. En effet, il aurait été très facile de tomber dans la critique, de crucifier ce jeune homme agressif qui visiblement n’est pas très équilibré. Et paradoxalement c’est presque ce qu’on reproche au film, de ne pas prendre position par rapport à une histoire qui ne laisse personne indifférent. On a envie de détester l’adolescent, et en même temps on compatit de la manière dont il souffre de ne pas pouvoir s’intégrer et retrouver une vie normale.

*spoiler alert*

Au final, le film aborde le thème du pardon et de la rédemption. Il montre la manière dont on peut souffrir toute sa vie d’actes passés, même une fois la peine purgée pour ces derniers. Mais il montre aussi que même les actes les plus impardonnables peuvent être pardonnés, comme le témoigne la dernière scène où la mère de la victime prend les mains de l’assassin de sa fille en signe de pardon.
Finalement le film se termine de manière surprenante, l’action se finit sur une image du garçon en mobylette, et là bam ! : générique, sans musique encore une fois. Et c’est ce silence qui surprend, on se retrouve sur le siège, pantois en attente de quelque chose qui ne viendra jamais et les noms qui défilent dans le silence le plus complet ont quelque chose d’irrévocable.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19554534&cfilm=237314.html

 

 

The Nice Guys

Le réalisateur américain Shane Black nous avait habitué à son célèbre duo policier version black and white dans L’Arme Fatale (1987) avec Danny Glover et Mel Gibson. Dans The Nice Guys, le duo n’est pas vraiment policier, plutôt détectives privés mais on y retrouve le même humour un peu perché, complètement décalé qu’on connaissait du réalisateur avec en outre L’A.F. , Kiss Kiss Bang Bang (2005) avec Robert Downey Jr.

L’intrigue est basique au départ, la disparition d’une jeune fille après qui deux pseudo bad guys sont à la recherche et qui vont finalement devoir travailler ensemble pour la retrouver. Mais au fil des rebondissements, l’enjeu se complexifie et c’est au cours de situations déjantées et de dialogues absurdes que le public est plongé dans un univers très 70ies qui rappelle celui de Inherent Vice (2014) sans le côté bad trip.
Le film est tenu par Ryan Gosling (Drive, Crazy Stupid Love) et Russel Crowe (Gladiator, Robin des bois) qui en font presque une comédie romantique burlesque tant les personnages sont parfois tournés en ridicule dans leur complémentarité. Les acteurs, sortis de leur registre de prédilection d’habitude plus sérieux mettent parfaitement en relief le second degré latent du film.
Ce buddy movie passe d’autant mieux qu’on est ravi des 43 minutes de bande son, composée par John Ottman (qui a beaucoup travaillé avec Brian Singer pour ses films : X-Men 1,2 , Days of Future Past.., Usual Suspect).

On vous le conseille, on n’est pas trop vieux pour ses conneries !

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19561653&cfilm=229665.html

 

 

 

Peace sur la planète Filmos

 

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