AVP « Les pépites » de Xavier de Lauzanne : compte-rendu

AVP « Les pépites » de Xavier de Lauzanne : compte-rendu

Le mardi 27 septembre 2016, nous avons eu la chance de recevoir Ulrich Tan (coproducteur) et Yves Darondeau (qui a reçu l’Oscar du meilleur documentaire en 2006 pour La marche de l’empereur) à l’occasion de l’avant-première des Pépites, documentaire humain et touchant dont l’ACD vous en a décrypté l’essentiel.

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Après l’émouvant Enfants valises sorti en 2013, Xavier de Lauzanne est de retour avec Les pépites pour un documentaire tout aussi bouleversant.

Ce film nous dresse le portrait d’un couple de retraités, Christian et Marie-France des Pallières, qui, en novembre 1995, décide de s’installer au Cambodge afin de venir en aide aux enfants victimes de la pauvreté et de l’enfer de la grande décharge de Phnom-Penh. C’est dans cette décharge à ciel ouvert que ces enfants, pour l’immense majorité déscolarisés (du moins, avant de faire la connaissance de « Papy et Mamie »), se trouvent obligés de fouiller dans les détritus pour subvenir à leurs besoins et ceux de leur famille.

C’est pourquoi, Christian et Marie-France, abasourdis et profondément choqués par l’horreur de cet environnement, décident de consacrer la totalité de leur temps à l’association dont ils sont les fondateurs : « Pour un sourire d’enfant » (PSE). Cette association a pour projet la mise en place d’un système éducatif permettant aux enfants subissant
a misère de Phnom-Penh de connaître un meilleur sort que celui réservé par leur naissance. En plus de la mise en place d’une école à l’aménagement pharaonique (plus de 10 000 enfants y ont été scolarisés en 20 ans), une cellule de soins et la distribution de nourriture pour les écoliers et leur famille y sont prévus.

 

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Bien plus qu’une superbe réalisation, « Les pépites » est une histoire contée avec finesse et beauté. En effet, sans jamais sombrer dans le pathos, le réalisateur nous emmène au cœur de la vie d’enfants au destin hors du commun. Pendant tout le long du film, M.de Lauzanne jonche son film de quelques images de son documentaire réalisé pour France O et France 5 en 2005 Le Seigneur de Darjeeling, tout en livrant une multitude de témoignages poignants. Malgré le difficile quotidien de ces enfants, le film n’en reste pas moins coloré, avec une bande-son immersive et des plans d’une grande beauté visuelle. Malgré la difficulté de leur situation, les jeunes cambodgiens n’en restent pas moins enjoués, et l’ambiance décrite précédemment permet même de renforcer  la formidable ascension dont ces enfants sont les acteurs. Acteurs bien évidemment accompagnés dans leur quête par la bonté, la bienveillance et l’amour du couple Des Pallières.

Enfin la force de ce film réside également dans l’utilisation d’allégories aussi bien cinématographiques, que littéraires et artistiques. Le titre Les pépites en est une illustration directe puisqu’il est doté d’un sens fort et puissant, dans la mesure où le mot « pépites » fait directement échos aux morceaux de métaux précieux trouvables dans les mines. Il faut en effet creuser pour trouver de l’or dans les mines, et cela est valable pour les Hommes, puisqu’il faut aller chercher au plus profond de l’âme d’un individu pour y apercevoir sa beauté et sa bonté, et ce en dépassant le simple a priori des apparences extérieures.

On peut donc dire que, malgré un début de film poussif, mais dont l’approche choisie est nécessaire pour bien comprendre la physionomie du couple Christian-Marie-France, Les pépites parvient à nous délivrer l’avancée d’un magnifique projet humaniste, et ce, sans chercher à créer un sentiment de culpabilisation chez le spectateur vis à vis de son confortable mode de vie. Ce documentaire tend finalement à prouver que rien est impossible et ce pour qui que ce soit et quelque soit l’instant.

C’est pourquoi nous remercions une nouvelle fois M.Darondeau et M.Tran de nous avoir donné l’opportunité de le visualiser en avant-première le 27 Septembre à Dauphine, tout en ayant une pensée pour « Papy », décédé le 24 septembre dernier, et dont nous espérons la pérennité de l’Oeuvre.

A vous désormais d’aller le voir en salles pour vous faire votre propre idée et pour y passer un très beau moment.

 

L’équipe ACD

 

 

 

 

 

 

 

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