Barry Lyndon (1975)

De Stanley Kubrick 

 

 

Avec Ryan O’Neal, Marisa Berenson, Patrick Magee

 

 

Au XVIIIe siècle, la métamorphose d’un garçon anglais pauvre et naïf (Ryan O’Neal) en crapule, au contact de la corruption de la société anglaise de l’époque…

 

Ce film controversé de Stanley Kubrick, tourné en trois cents jours (répartis sur deux ans) en Irlande, s’impose comme l’une des plus belles prouesses visuelles de l’histoire du cinéma. Le scénario, signé par le cinéaste, s’inspirait d’un roman méconnu de William Makepeace Tackeray, « Les Mémoires de Barry Lyndon », qui narrait les aventures d’un anti-héros, un Irlandais irresponsable, que sa faiblesse de caractère allait conduire à la ruine et la déchéance. Selon les proches du réalisateur, le thème du film reflétait l’une des principales préoccupations du cinéaste : les projets les mieux préparés tournent souvent mal à cause de l’erreur humaine. Cette œuvre somptueuse jusqu’à l’extravagance, qui évoque en permanence un tableau vivant (scènes éclairées à la seule lumière des chandelles, reconstitution graphique et minutieuse des décors du XVIIIe) exhale paradoxalement une certaine froideur, un cynisme détaché et une cruauté sans pareil. Récompensé par quatre Oscars en 1975 (dont un pour le chef-opérateur John Alcott), « Barry Lyndon » reçut un accueil mitigé de la part du public et de la critique. Si beaucoup sont restés de marbre devant ce film sublime, certes, mais interminable (trois heures) et parfois ennuyeux, d’autres (comme Martin Scorsese) crient encore au génie.

 

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