Little Big Man (1970)

Little Big Man (1970)

Réalisé par Arthur Penn

Avec Dustin Hoffman, Faye Dunaway, Martin Balsam

Devenu centenaire, Jack Crabb se penche sur son passé et raconte sa vie aventureuse, commençant à partir du moment où, jeune enfant, il fut adopté par desCheyennes, dans les années 1860, participant à la défaite du général Custer lors de la bataille de Little Big Horn le 25 juin 1876…

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La Mort aux trousses (1959)

La Mort aux trousses (1959)

Réalisé par Alfred Hitchcock

Avec Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason

Le publiciste Roger Tornhill se retrouve par erreur dans la peau d’un espion. Pris entre une mystèrieuse organisation qui cherche à le supprimer et la police qui le poursuit, Tornhill est dans une situation bien inconfortable. Il fuit à travers les Etats-Unis et part à la recherche d’une vérité qui se révèlera très surprenante.

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La Pianiste (2001)

De Michael Haneke

 

 

 

Avec Isabelle Hupert, Annie Girardot, Benoît Magimel

 

 

Erika Kohut (Isabelle Huppert) est une professeur de piano sévère et très estimée du Conservatoire de Vienne. Pourtant, à presque quarante ans, elle vit encore chez sa mère (Annie Girardot) avec qui elle entretient des relations d’amour et de haine mêlées. Sa sexualité se résume à la fréquentation de peep-shows et de cinémas porno. Un jour, à l’occasion d’un concert privé dans la haute bourgeoisie, elle rencontre Walter (Benoît Magimel), pianiste lui aussi. Lorsque le jeune homme lui avoue son amour, l’univers cloisonné d’Erika explose de toutes parts…

Basé sur le roman autobiographique de l’Autrichienne Elfriede Jelinek, La Pianiste est l’histoire d’une femme hors normes, en état permanent de souffrance. Elle aspire à la perfection tout en sachant pertinemment qu’elle n’est pas de ce monde. Son refus des concessions, sa répugnance à transiger devant ses idéaux, l’entraînent vers la folie la plus destructrice. Michael Haneke qui avait suscité un beau scandale il y a cinq ans avec le controversé Funny Games, signe ici une œuvre psychologique violente, subtile et très déstabilisante. À peine maquillée, Isabelle Huppert est vertigineuse dans ce rôle de femme tourmentée et névrosée, qu’elle n’a pas hésité à comparer à Emma Bovary. Sa rigueur et sa froideur contrastent avec la fraîcheur candide et le visage d’ange de Benoît Magimel. Au festival de Cannes 2001, les deux comédiens ont justement été couronnés du prix d’Interprétation tandis que le film se voyait récompensé du grand prix du Jury. Pour son rôle de mère possessive, Annie Girardot, parfaite, a remporté quant à elle le César du meilleur second rôle féminin en 2002.

 

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Barry Lyndon (1975)

De Stanley Kubrick 

 

 

Avec Ryan O’Neal, Marisa Berenson, Patrick Magee

 

 

Au XVIIIe siècle, la métamorphose d’un garçon anglais pauvre et naïf (Ryan O’Neal) en crapule, au contact de la corruption de la société anglaise de l’époque…

 

Ce film controversé de Stanley Kubrick, tourné en trois cents jours (répartis sur deux ans) en Irlande, s’impose comme l’une des plus belles prouesses visuelles de l’histoire du cinéma. Le scénario, signé par le cinéaste, s’inspirait d’un roman méconnu de William Makepeace Tackeray, « Les Mémoires de Barry Lyndon », qui narrait les aventures d’un anti-héros, un Irlandais irresponsable, que sa faiblesse de caractère allait conduire à la ruine et la déchéance. Selon les proches du réalisateur, le thème du film reflétait l’une des principales préoccupations du cinéaste : les projets les mieux préparés tournent souvent mal à cause de l’erreur humaine. Cette œuvre somptueuse jusqu’à l’extravagance, qui évoque en permanence un tableau vivant (scènes éclairées à la seule lumière des chandelles, reconstitution graphique et minutieuse des décors du XVIIIe) exhale paradoxalement une certaine froideur, un cynisme détaché et une cruauté sans pareil. Récompensé par quatre Oscars en 1975 (dont un pour le chef-opérateur John Alcott), « Barry Lyndon » reçut un accueil mitigé de la part du public et de la critique. Si beaucoup sont restés de marbre devant ce film sublime, certes, mais interminable (trois heures) et parfois ennuyeux, d’autres (comme Martin Scorsese) crient encore au génie.

 

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The Thing (1982)

The Thing (1982)

De John Carpenter 

Avec Kurt Russell , Wilford Brimley , T.K. Carter

Relecture d’un beau film fantastique maccarthyste de 1951 (« La Chose d’un autre monde »), « The Thing » est l’un des remakes les plus brillants qui soient. Du récit de lutte pour la survie d’une communauté scientifique isolée en Antarctique et infestée par une créature protéiforme et meurtrière, Carpenter tire un film terrifiant à la mise en scène admirable, et dont la direction artistique et les effets spéciaux prodigieux n’ont pas vieilli. « The Thing » présente également la plupart des problématiques essentielles de l’oeuvre de Carpenter, qui trouvent en ce film une compilation idéale.

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The Host (2006)

The Host (2006)

 De Bong Joon Ho

Avec Kang-Ho Song, Hie-Bong Byeon, Hae-il Park


A Séoul, au bord de la rivière Han, vit la famille de Hee-bong, propriétaire d’un snack. Un jour une créature non identifiée surgit des eaux et enlève la petite fille de Hee-bong. Toute la famille se mobilise pour affronter le monstre… Révélé en 2004 grâce à l’étonnant Memories Of Murder, le jeune cinéaste coréen Bong Joon-ho a de nouveau fait l’unanimité en 2006 avec cette comédie d’horreur extravagante, imaginée lorsqu’il était au lycée. Bong Joon-ho a confié avoir été influencé par l’histoire du scandale McFarland (l’entrepreneur de pompes funèbres travaillant pour les forces américaines basées en Corée aurait ordonné en 2000 le déversement de formaldéhyde dans la rivière Han) et Signes de M. Night Shyamalan (pour l’aspect familial). Mais si The Host possède les ingrédients et l’efficacité du film de monstre, tendance Godzilla, il se révèle également un film politique à part entière. Les situations loufoques et l’humour omniprésent ne masquent en rien le regard sans concession que Bong Joon-ho porte sur la société coréenne, qui oublie les démunis et tolère un peu trop la présence de l’armée américaine. Cette même armée cherche d’ailleurs ici moins à combattre le monstre qu’à mentir à la population, n’hésitant pas à avoir recours à un remède plus nocif que le mal lui-même. Ce film foisonnant exhale en outre une vraie poésie, lorsqu’il se penche sur la famille Park, petite équipe de bras cassés, soudés par l’amour qu’ils portent à la petite Hyun-seo, et destinés malgré eux à devenir des héros.

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Rosemary’s Baby (1968)

Rosemary’s Baby (1968)

De Roman Polanski 

Avec Mia Farrow , John Cassavetes , Ruth Gordon

 

Alors qu’ils viennent d’emménager dans leur nouvel appartement, les Woodhouse se préparent pour un autre heureux événement. Mais la future maman suspecte ses voisins d’en vouloir à son bébé. Suspens toujours aussi démoniaque pour ce thriller où la paranoïa de l’héroïne traverse l’écran. En apprenti sorcier, Polanski nous offre un film d’une tension remarquable.

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Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975)

Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975)

De Milos Forman 

Avec Jack Nicholson , William Redfield

Particulièrement insubordonné, le prisonnier de droit commun Randle McMurphy (Jack Nicholson) a simulé la folie pour échapper aux contraintes de la prison. Mais l’établissement psychiatrique dans lequel il est transféré est bien plus redoutable. L’infirmière en chef, Miss Ratched (Louise Fletcher) fait régner une discipline de fer et terrorise tous les malades…

 

Cinéaste d’origine tchèque, Milos Forman s’était fait remarquer aux États-Unis en 1971 en signant Taking Off, une peinture acerbe de la jeunesse et de la société occidentale de l’époque. Quatre ans après, c’est avec le subversif Vol au-dessus d’un nid de coucou (cuckoo signifie cinglé en anglais), manifeste brutal contre les excès du système des établissements psychiatriques (profusion des traitements de choc, méthodes inhumaines, non-respect des handicapés mentaux) qu’il accède à une notoriété internationale. Les performances mémorables de Jack Nicholson et Louise Fletcher furent récompensées par un Oscar et cette œuvre magnifique rafla également ceux du Meilleur Film, Réalisateur et Scénario : du jamais vu depuis New York-Miami de Frank Capra, en 1934.

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Tout sur ma mère (1999)

Tout sur ma mère (1999)

De Pedro Almodovar 

Avec Cecilia Roth, Marisa Paredes, Candela Pena

À la mort de son fils, Manuella décide de rejoindre Barcelone pour refaire sa vie. Plongée obscure dans le milieu de la prostitution et de la solitude, ce film couronné par une interprétation lumineuse reste l’une des œuvres les plus fortes et touchantes du réalisateur de Attache-moi ! Almodovar touche à l’âme au travers d’un récit d’une force inoubliable.

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