Loving Pablo : Portrait raté d’un Escobar industrialisé

Loving Pablo : Portrait raté d’un Escobar industrialisé

On en viendrait presque à regretter les VF. Lors de la 74ème édition de la Mostra Internationale de Venise, nous avons eu la chance, ou plutôt la malchance de visionner Loving Pablo, film hors compétition réalisé par Fernando León de Araona. À l’affiche, un Javier Bardem en baron de la drogue (Pablo Escobar), et Penélope Cruz, en journaliste colombienne (Virginia Vallejo)  éprise du « bandito ».

Le film débute à peine qu’il y a un problème : Pablo Escobar parle anglais. Parce qu’il s’adresse à des interlocuteurs anglophones ?  Non, le plus célèbre des « villano » sud-américain discute avec sa famille, s’adresse au peuple colombien, s’exprime devant une assemblée à Bogota, le tout dans la langue de Shakespeare. Et c’est très dérangeant : Pablo Escobar est colombien et n’a aucune raison de ne pas parler espagnol, d’autant plus que Javier Bardem, Penélope Cruz et la plupart des acteurs du film sont hispaniques. On se retrouve donc avec des dialogues anglais ridicules avec des intonations hispaniques ici et là. Oui, car même le choix de la langue n’est pas totalement assumé. En effet, les protagonistes s’énervent et se parjurent en espagnol.  On assiste donc à des scènes de type « Hijo de puta, I’m gonna kill you ». Pathétique. Si Pablo Escobar n’eût de cesse de revendiquer son authenticité, celui interprété par Bardem n’a rien de tel. En bref, si vous recherchez une pure ambiance de cartel colombien, Loving Pablo vous décevra. Et qu’on se le dise, « money or lead », ça a quand même moins de gueule que « Plata o plomo ».

On se dit alors que le film sera rattrapé, compensé par un scénario original, ou par la découverte d’une facette encore méconnue de Pablo Escobar. Rien de tel. Il ne s’agit que d’un énième biopic de l’anti-héros colombien. Oui, énième, dont le plus récent, et sûrement le plus connu, a fait apparition en août 2015 sur nos écrans. Car assister à un film sur Escobar, nous mène inévitablement à une comparaison avec la série télévisée Narcos, diffusée sur Netflix et vue par des milliers de téléspectateurs. Mais bien au-delà d’un simple biopic, Narcos est un drame, un véritable thriller glaçant qui rend compte du monstre fascinant, parfois même attachant, que l’on nomme Pablo. Loving Pablo nous offre tout le contraire. Les enjeux politiques y sont bafoués, sacrifiés, bâclés. Car Pablo Emilio Esocbar Gaviria n’était pas uniquement leader d’une organisation lucrative criminelle et impitoyable : il était prétendant au plus haut poste de son pays, celui de président de la République de Colombie.

  L’œuvre de León de Araona ne nous rapproche même pas de la vérité politique de ce personnage controversé : au contraire elle nous en éloigne. Les événements les plus déterminants de la vendetta d’Escobar sont rétrogradés au rang de vulgaires détails, l’exemple le plus frappant restant l’attentat du 27 novembre 1989 du vol 203 Avianca destiné à tuer le candidat à l’élection présidentielle de 1990, César Gaviria, dont la scène est d’une incompréhension et d’un irréalisme total. On passe l’épisode du discours d’Escobar devant l’Assemblée colombienne, ou les négociations des traités d’extradition avec le gouvernement américain, tant ces épisodes sont maladroitement traités dans le film.

Côté romance, si le début du film offre de belles promesses sur la relation dangereuse et sensuelle que mènent Escobar et Virginia Vallejo, une fois encore notre enthousiasme est de courte durée. La relation excitante entre les deux protagonistes est rapidement mise de côté pour laisser place au désordre cinématographique et historique. Finalement, on ne s’attache ni à elle, ni à lui, ni à eux. Car le problème du film est bien là : nous n’avons pas le temps de comprendre, pas le temps de ressentir quelconque émotion. Nous sommes en permanence pris de vitesse par des scènes imprécises qui nous éloignent de la vérité. L’émotion, la rage et la stupeur vacillent dans ce film comme un pendule déréglé, que l’on finit par abandonner.

 

Si nous devions finir sur une bonne note, ce serait la performance de Javier Bardem. L’acteur espagnol n’a rien à envier aux Escobar interprété par Wagner Moura dans Narco ou par Andrés Parra dans El Patron del mal. Présent également pour la première de Mother !, Bardem aura parfaitement rempli sa tâche dans un costume qui lui convient à merveille. C’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir. La projection dépeint un portrait maladroit de Pablo Escobar, de son avènement à sa traque, de sa romance à sa déchéance. Loving Pablo est un biopic souhaitant définitivement plaire à tout le monde,  au risque de ne plaire à personne.

A.Berkovich

Bilan de l’arrivée de Netflix à la Mostra

Bilan de l’arrivée de Netflix à la Mostra

Après avoir fait parler de lui sur la Croisette en mai lors du festival de Cannes, le géant de la VOD Netflix est revenu en septembre pour la 74ème édition de la Mostra. Ce sont 2 films hors compétition qui ont été présentés : Our Souls at Night où l’on retrouve Jane Fonda et Robert Redford, Cuba and the Cameraman, documentaire suivant les venues du journaliste John Alpert en terres cubaines de 1972 à 2016 ; ainsi que Suburra, première série italienne produite par Netflix. Verdict :

Our Souls at Night (3/5)

Dans un petit quartier du Colorado, Louis Waters, interprété par Robert Redford, vit seul. Veuf et adepte d’une certaine routine quotidienne marquée par les visionnages télévisés et la résolution de rébus, ce dernier fait face avec surprise à sa voisine, Addie Moore, qui lui rend visite un soir de la semaine. Veuve également, et seule tout comme Louis, leurs enfants respectifs étant loin de leurs foyers, cette dernière lui propose de venir dormir chez elle. Cette proposition surprenante mais forte de sincérité viserait alors à un but simple : parler, échanger entre voisins qui se méconnaissent, et qui ne se sont jamais vraiment côtoyés. En soi, tout simplement passer du temps ensemble.

Cette adaptation de la nouvelle The Fault in Our stars doit bien évidemment sa réussite à son duo. 50 après leur dernière apparition commune dans The Chase, Jane Fonda et Robert Redford livrent chacun une performance convaincante, avec une alchimie qui se fait bien ressentir. Certains dialogues ou situations rencontrées par les protagonistes, notamment lorsqu’ils confessent chacun leur tour à l’autre leurs erreurs et aspirations passées, demeurent très classiques mais restent justes. La prestation du jeune Iain Armitage est à mettre en avant, car c’est véritablement à partir du moment où le jeune Jamie, petit-fils de Addie, rentre dans l’intrigue, que le film est le plus touchant.

Un film loin d’être renversant, mais qui se laisse finalement regarder sans passer un mauvais moment.

Suburra (2,5/5)

Première série italienne produite par Netflix, Subbura se présente comme un prequel en 10 épisodes du film du même nom sorti en décembre 2015, et adapté du roman éponyme. La Mostra proposait le visionnage des deux premiers épisodes, qui nous dressent le portrait de la ville de Rome où Vatican, parlement et mafia sont impliqués dans une intrigue dans laquelle violence et criminalité sont reines.

Rappelant par beaucoup d’aspects la série Marseille, notamment dans son traitement des relations entre politiciens et mafia locale, les épisodes pilotes ne parviennent malheureusement pas à donner envie d’aller plus loin.

Très certainement pensée pour un public averti et connaisseur du film d’origine, Subbura dresse un portrait sulfureux de la ville de Rome par la beauté de certains de ses plans et une BO correcte, sans réussir à nous faire soucier du sort de ses protagonistes. Beaucoup sont malheureusement trop caricaturaux dans leur représentation, et l’union naissante entre un jeune étudiant amateur des trafics de stupéfiants, le fils d’un restaurateur voué au « Parrain » de la ville, et un enfant des quartiers malfamés, apparaît à la fois précipitée et peu crédible.

Le montage des épisodes consistant à les faire débuter par leur fin peut sembler original, mais fait en réalité plus office d’artifice de réalisation que d’une mise en scène choisie pour sa pertinence scénaristique.

On ne pourrait donc qualifier cette série de décevante lorsque l’attente est inexistante chez le spectateur, mais on peut sans difficulté affirmer qu’elle ne parvient pas à susciter son intérêt.

Cuba and the Cameraman (4,5/5)

Cuba and the Cameraman fait très certainement parti des excellentes surprises de la Mostra 2017.

Netflix marque un grand coup en s’arrogeant le reporter Jon Alpert, multiple vainqueur aux Emmy Award, en tant que réalisateur. Le film est en effet basé sur des rushs de téléphone portable, caméra, ipod du reporter américain de 1972 à 2016.

On comprend très rapidement la fascination qu’exerce Castro chez Alpert avec les séquences d’entretien entre le journaliste et le « comandante » lors de sa venue aux Etats-Unis dans les années 1970. Ce portrait intimiste nous confirme l’idée que l’on peut se faire du leader de la révolution de 1959 : Charismatique, sûr de lui, taquin et décidé.

Mais le fil conducteur du documentaire n’est pas le Chef d’Etat, mais bel et bien Cuba, et la situation de ses habitants de 1972, date à laquelle la révolution socialiste semble avoir amorcée une marche triomphante, jusqu’à 2016, date du décès de Fidel Castro.

Les allers-retours d’Alpert à la Havane sont donc multiples, et le regard qu’il porte vis-à-vis de l’île est tellement intéressé que l’on oublierait presque qu’il est américain. La dimension politique et l’anti-castrisme sont totalement mis de côté pour laisser place à un témoignage factuel et humain tout au long des 113 minutes.

De prime abord, on peut penser que l’on risque de se lasser de la formule proposée, consistant à retrouver des individus cubains de catégories sociales différentes sur un temps aussi long. Mais le pari est réussi, dans la mesure où Alpert parvient à chaque voyage à retrouver les mêmes personnes rencontrées lors de son périple précédent. On saisit alors concrètement l’évolution de leur situation respective, tout en constatant les mutations plus ou moins vertigineuses du pays dirigé par Fidel Castro. L’attachement au sort des cubains, véritables amis d’Alpert, est total, en particulier à celui d’un groupe de 3 agriculteurs, qui, du haut de leurs 80 ans, ont toujours battu le reporter américain au bras de fer !

En outre, on saisit mieux le désastre socio-économique qu’a constitué la chute du mur pour la population cubaine : Après avoir nagé en pleine euphorie communiste pendant près de 20 ans, après la fin des subventions soviétiques et des échanges avec les anciens pays du bloc qui constituaient 95% de leur commerce extérieur, la population a dû subir pendant longtemps la misère, sans que le gouvernement ne leur propose de véritables perspectives de sortie, le tout sans avoir droit à une quelconque critique du régime. Les premières impulsions du régime castriste sont dans un premier temps une réussite (école pour tous et gratuité des soins) avant que le gouvernement cesse de se consacrer à l’entretien de ces sphères : Ainsi en 2000, la majorité des outils du bloc opératoire date des années 1950… Le virage touristique des années 2000 est également abordé tout comme le rapprochement des administrations cubaines et étasuniennes dans les années 2010, ainsi que les conséquences sociales que cela engendre dans la vie de la population.

Cette retranscription des traversées des citoyens cubains au sein d’une nation ayant connu un parcours en véritables dents de scie est une réussite totale. Ce documentaire est donc à voir, non seulement pour enrichir sa culture historique, mais aussi du fait qu’il offre la possibilité de faire de magnifiques rencontres humaines sur une durée avoisinant les deux heures.

Maxence Van Brussel 

« Mother! » ou la Création destructrice

« Mother! » ou la Création destructrice

Présenté à la Mostra de Venise il y a une semaine, Mother! a suscité des réactions mitigées et s’est autant fait huer qu’applaudir. Mais une chose est sûre, ce huis clos perturbant ne laisse pas indifférent, en témoignent les avis suivants de 3 acédiens.

Thomas Kermorvant : 3,5/5

Loin d’être le film le plus abouti du réalisateur américain Darren Aronofsky, Mother! reste néanmoins séduisant  tant  par son esthétisme obscur que par son scénario énigmatique. La cohérence des prestations de Jennifer Lawrence et Javier Bardem ainsi que la mise en scène rendent crédible l’atmosphère malsaine et oppressante du film. Excessif et dérangeant, Mother! constitue une  expérience cinématographique marquante et inédite qui pousse le spectateur à se forger sa propre interprétation de l’œuvre.

Maxence Van Brussel : 3/5

C’est véritablement en s’intéressant aux supports originels du réalisateur qu’on peut considérer son pari réussi, et surtout mieux saisir ses intentions. Jennifer Lawrence n’est rien d’autre que l’incarnation de mère nature, subissant le processus de création destructrice impulsée par Javier Bardem, allégorie de Dieu, et les conséquences dévastatrices induites par la nécessaire reconnaissance de son Œuvre auprès des mortels.

Les allusions aux récits bibliques sont multiples, et l’on peut sans doute assimiler la première séquence de violence du film comme une retranscription partielle du meurtre d’Abel par Caïn. Y sont également abordés, le fanatisme, l’inquisition, ou l’hypocrisie de la recherche du pardon (pour preuve, Javier Bardem réplique à Mother subissant tout au long du film les perversités des intrus « nous devons trouver un moyen de les pardonner »)

Mère nature, soit « Mother », serait alors la grande sacrifiée de Dieu au profit des Hommes, qui, comme le soulève Jennifer Lawrence, n’éprouve aucun amour réel pour elle, mais est simplement amoureux de la « façon dont elle lui éprouve de l’amour ». Or, cette façon se trouve inconditionnée et illimitée chez les Hommes, expliquant pourquoi Javier Bardem, soit Dieu, finit par tourner le dos à Mère Nature.

Finalement, on ne saurait donner meilleur résumé que celui dressé par Aronofsky lui-même : « On dit qu’avant l’humanité, il y avait un paradis où tout était beau mais que Dieu n’était pas vraiment satisfait. Et il a décidé d’apporter quelque chose qui dérange, un peu comme s’il avait joué aux dés pour voir ce qui allait se passer. C’est la base de mon film. »

Youssef Bricha : 4/5

Quelle que soit l’interprétation que l’on fait de Mother, l’intention d’Aronofsky est claire : il s’agit d’une métaphore de quelque chose de plus grand, peut-être même de la vie. Pour cela, il fait appel à l’image la plus brute de cette force élémentaire : la violence. Poussée à l’extrême, sa mise en scène peut choquer et n’est certainement pas agréable à voir, mais cette approche s’affirme comme la seule capable de faire ressortir les dérives de nos vices cachés, que la vie quotidienne dilue et rend souvent anodins. Ainsi toutes les scènes cauchemardesques ont-elles pour point de départ une situation commune et ordinaire. A l’origine du chaos: une bonne intention, un besoin d’amour et de reconnaissance, l’envie de plaire et surtout la nécessité de créer et de construire. D’ailleurs le réalisateur n’a-t-il pas choisi de priver ses personnages de noms pour les rendre universels et intemporels ? Ici, le surgissement du réel se produit de manière concentrée et intense, et frappe en plein coeur.

73è Mostra de Venise, Frantz : un coup de cœur signé François Ozon

73è Mostra de Venise, Frantz : un coup de cœur signé François Ozon

Le cinéma français fait sa rentrée tout en beauté et retenue avec Frantz, dernier film de François Ozon présenté en compétition officielle à la dernière Mostra de Venise. Tiré d’une pièce de Maurice Rostand, L’homme que j’ai tué (1925), dejà portée à l’écran par d’Ernst Lubitsch en 1932 (Broken Lullaby), le dernier long métrage de François Ozon (Jeune et Jolie, 8 Femmes, Dans la Maison) constitue un mélodrame historique en noir et blanc qui nous plonge dans le contexte franco-allemand tendu de l’après-guerre.

 

Les tourments de la guerre; entre deuil, mensonge et culpabilité

L’histoire débute du côté des perdants, dans une ville allemande au lendemain de la Première Guerre Mondiale. La jeune et jolie Ana (Paula Beer) se rend chaque jour sur la tombe de son fiancé Frantz Hoffmeister, mort au combat. Elle découvre un jour qu’un inconnu est venu à plusieurs reprises se recueillir en secret sur la tombe. Cet homme s’appelle Adrien (Pierre Niney), c’est un ancien ami français de Frantz venant comme elle pleurer la perte du jeune soldat allemand qu’il a rencontré à Paris. Ana cherche alors aussitôt à se rapprocher de cet homme et à l’introduire dans le cercle de la famille Hoffmeister avec d’abord l’espoir de soulager sa douleur et celle des parents de Frantz. Mais Adrien est venu pour un motif précis qu’elle ignore encore. L’espoir d’un réconfort laisse peu à peu place à une réalité bien plus complexe et douloureuse.
Le film s’articule en 2 parties, si la première peut sembler parfois un peu longue et inconsistante, cette impression se dissipe avec la révélation du secret d’Adrien qui ne surprend pas vraiment le spectateur (car ne constitue pas le cœur du sujet) mais permet de donner un nouvel élan à la seconde partie du film en évoquant notamment un certain nombre de thématiques dont deux principales ; comment agir face au deuil ? faut-il mentir pour protéger ceux qu’on aime ? On se laisse alors peu à peu émouvoir par ces personnages qui enjolivent la réalité pour mieux supporter les conséquences dramatiques d’une guerre qui les dépasse totalement.

Une mise en scène soignée et subtile

La mise en scène sobre et épurée parvient remarquablement bien à transmettre le trouble et l’ambiguïté des sentiments internes contenus dans la pudeur des personnages. Les plans sont esthétiquement très beaux tel des peintures en mouvement (comme le laissait supposer l’affiche du film) et l’on peut également souligner la délicate alternance entre les images en noir et blanc associées à la mélancolie et quelques rares touches de couleurs dans les moments d’espoir ou d’apaisement, l’ensemble illustrant parfaitement les émotions des personnages.

Paula Beer, révélation de la Mostra

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La jeune révélation du cinéma allemand : Paula Beer

Enfin, une des principales forces de ce film réside dans le talent de ses acteurs ; l’ex-pensionnaire de la Comédie Française, Pierre Niney incarne de façon irréprochable (peut être un peu trop) le personnage torturé d’Adrien. Mais c’est surtout l’interprète d’Ana, la ravissante Paula Beer qui impressionne par la finesse de son jeu. Si le film donne à voir au début, les différents points de vue des personnages c’est finalement autour d’Ana que se resserre peu à peu l’histoire jusqu’à en faire la véritable héroïne. Nul doute qu’on entendra reparler très vite de la toute jeune actrice allemande dont la performance a été récompensée par le prix Marcello Mastroianni du meilleur espoir. En bref, François Ozon signe avec ce film une œuvre émouvante et subtile qui ne vous laissera certainement pas indifférent.

 

C.Z.