« A Good Day To Die Hard » avec Bruce Willis

« A Good Day To Die Hard » avec Bruce Willis

John MacClane en a vu de belles ! Des terroristes à la petite semaine à ceux organisés de l’Europe de l’Est en passant par ceux de l’ère numérique, MacClane les a tous renvoyés chez eux, les pieds devant. Avec ce nouveau volet, l’inspecteur MacClane s’offre un ticket pour la Russie afin de retrouver son fils auquel il n’a pas parlé depuis un bon nombre d’années. Il apprend que ce dernier est un agent de la CIA hautement qualifié qui doit empêcher un vol d’armes nucléaires. Ils doivent affronter la mafia russe ensemble et faire face à un ennemi sur le point de déclencher une guerre. Une Belle Journée Pour Mourir en perspective donc.

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Envoyer MacClane à l’étranger, voilà une bonne idée pour redynamiser une franchise vieille de près de 30 ans. Un père et son fils en mal de communication, un héritier aussi couillu que son paternel mais aux méthodes encore trop by the book et de grands méchants russes, autant de composants d’une vodka potentiellement explosive. Mais si MacClane a de la bouteille, peut-être trop finalement, c’est presque avec la même gueule de bois que le Bruce d’Une Journée en Enfer que le spectateur pourrait sortir de la salle. Si le scénariste nous envoie à Moscou, c’est avec toute l’imagerie « nanarde » des séries B période guerre froide dans nos bagages. Uranium, armes de destruction massive : Mother Russia dans toute la splendeur que lui confère le cinéma d’action américain.

A croire que le scénariste à l’instar de son héros lors de sa visite de la capitale Russe, a utilisé le guide du scénario pour idiot : comme le précédent, d’un méchant pas très méchant finalement, contrairement à ceux que les anciens épisodes avaient su offrir. Les anciens volets de la franchise se caractérisaient par leur capacité à jouer et à tirer profit de leur environnement (l’immeuble dans le premier, l’aéroport dans le second, et tout New York dans le troisième) ; ici, après une poursuite explosive dans Moscou, l’intrigue nous mène à une pauvre usine de Tchernobyl désaffectée, toute en numérique !

Ce cinquième volet démontre une nouvelle fois que la technologie n’est vraiment pas le truc de MacClane. Après s’être échiné à resister aux avancées technologiques dans les deux premiers épisodes (son aversion et sa méconnaissance des nouvelles techniques de communication en général), le quatrième volet plaçait ce joueur analogique dans un monde tout numérique et le film adoptait au passage les (mauvaises) manies de la réalisation contemporaine des films d’actions et c’est toujours le cas dans ce Die Hard : A Good Day To Die Hard. La caméra tremble sans arrêt et ce le plus près possible des personnages, le montage est épileptique, à croire que désormais la tension ne peut passer que par un camera-man atteint de Parkinson ! Les effets numériques sont ultra-présents dans ce nouveau film et on regrette (et on fait bien) les effets spéciaux d’antan, le sang qui tache et le verre qui coupe !Abordons les points positifs tout de même ! Le duo Bruce Willis – Jai Courtney fonctionne plutôt bien quand papa prend les devants. Le rôle de J’en-ai-vu-d’autres-mon-petit va à ravir à un Bruce quelque peu vieillissant. Quelques punchlines font mouche, d’autres tombent à l’eau (« Putain, je suis en vacances ! » ).Pour autant, si le prochain volet se fait, j’irai le voir, toujours amateur de cette figure sympatoche et cool qu’est John MacClane. Bruce Willis n’était pas opposé à un 6ème opus. Sa qualité scellera la saga Die Hard (3 bons / 3 très moyens ?) et des conditions seront à respecter : utiliser un pied pour la caméra et rappeler McTiernan (et les anciens scénaristes).

M.C

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