Drive

Drive

de Nicolas Winding Refn
Un cascadeur tranquille et anonyme se métamorphose dès que la nuit tombe : il devient pilote de voitures pour le compte de la mafia. La combine est bien rodée jusqu’au jour où l’un des casses tourne mal et l’entraîne dans une course-poursuite infernale. Il veut se venger de ceux qui l’ont trahi…

Nicolas Winding Refn vient de remporter la palme du meilleur réalisateur pour sa première sélection au Festival de Cannes. Mais ce n’est pas une palme que Drive aurait dû remporter mais toutes les palmes. Car Drive a tout écrasé sur la croisette en amenant un souffle de liberté, de légèreté et de divertissement qui entre un film turc de 2h40 et un film japonais d’une lenteur exacerbée, ne peut faire que du bien.

Mais qui est donc ce Nicolas Winding Refn ? Même avec un nom imprononçable, Nico le danois a conquis le monde il y a 15 ans avec l’excellente trilogie des Pusher puis avec Bronson avant de le faire exploser avec Drive. On entend dire qu’il est le nouveau Scorsese, James Gray, Tarantino voire Kubrick. Mais il n’en est rien, Nicolas Winding Refn est seulement le réalisateur le plus talentueux, prometteur et excitant de sa génération.

Avec Drive, il transcende un simple film de commande en hommage vibrant au cinéma d’exploitation des années 70 et fait de son film ce que Boulevard de la Mort aurait dû être. Pour cela, il le dote d’une violence sans concession, de dialogues aussi rares que percutants, d’une bande originale somptueuse, et surtout d’une réalisation virtuose. Nicolas Winging Refn, soigne chacun de ses plans, gère chacun de ses silences et de ses ralentis. Il a surtout compris qu’une scène d’action ne devait pas être filmée avec une caméra à l’épaule illisible, à la manière d’un Paul Greengrass, mais avec une caméra fixe plus proche des personnages, de manière à faire ressortir plus puissamment l’intensité dramatique de ces scènes.

Pour conclure Drive est tout simplement la grosse claque de ce festival de Cannes qui permettra enfin à Nicolas Winfing Refn d’acquérir la reconnaissance publique qu’il mérite.

Naim Juhboo

Sortie en salle le 5 Octobre

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