Fenêtre sur cour (1954)

Fenêtre sur cour (1954)

D’ Alfred Hitchcock

Avec James Stewart, Grace Kelly, Wendell Corey

Immobilisé à cause d’une jambe cassée, le photographe professionnel L.B. « Jeff » Jeffries (James Stewart) se met par désœuvrement à observer au téléobjectif ses voisins de l’immeuble d’en face. L’un d’entre eux, un représentant de commerce (Raymond Burr), adopte un comportement étrange après que quelques scènes mouvementées ont eu lieu dans son appartement. Jeffries est convaincu que l’homme vient d’assassiner sa femme…

Plus que tout autre des films d’Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour, que l’on peut considérer comme une métaphore du cinéma, apparaît comme une œuvre exemplaire. Le travail exceptionnel des couleurs (assorties jusque dans les tenues de Grace Kelly, glamoureuse à souhait), le va-et-vient de la caméra d’un côté à l’autre de la rue ; les regards de James Stewart (voyeur plus innocent que pervers), qui expriment tout ce que le spectateur ne voit pas mais devine, sont les principales composantes de cette virtuose et fascinante mise en scène. Tout comme dans La Corde, la caméra ne quitte presque jamais le même appartement. Cette situation extrême vécue par un homme dans l’impossibilité de se déplacer alors qu’il est en danger (le voyeur démasqué) était propice à tous les tours du Maître du suspense. Fenêtre sur cour obtint quatre nominations aux Oscars (dont la meilleure mise en scène) mais un concurrent de taille nommé Elia Kazan (pour Sur les quais) remporta les prestigieuses statuettes.

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