Flight, de Robert Zemeckis

Flight, de Robert Zemeckis

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Whip Whitacker (Denzel Washington) est un pilote de ligne atypique (ou peut être pas) : il est alcoolique, se fait des vodka-orange avant un vol, est accro au sexe et pourtant c’est un héros. En effet, lors d’un vol court-courrier, il réussit, aux commandes de l’appareil, à sauver de nombreuses « âmes », à la suite de défaillances techniques. Mais après l’accident, une enquête est menée et révèle son état d’ébriété lors de ce vol. Son entourage va alors essayer de le sortir de sa dépendance à l’alcool et surtout de lui éviter la prison, à cause des morts liés au crash.

Alors, Flight arrive-t-il à nous faire planer?

Les premières scènes à l’hôtel sont assez plaisantes et agréables à voir, grâce à une Jennifer Olympia Bentley, mise au premier plan et sublimée à l’écran. S’en suit la scène clé en avion qui est particulièrement réussie, transformant l’espace de quelques minutes, la salle de cinéma en une 4D. Et puis l’avion se crasha…

Je peux maintenant affirmer qu’il aurait été préférable, pour le commandant de bord Whitacker et surtout pour nous, qu’il périsse dans ce crash, car malheureusement le film suit le même destin que cet avion.

Nous avons donc le droit à un ensemble de personnages tous caricaturaux. Cela commence par Nicole (Kelly Reiley), une espèce d’alter-ego féminin de Whip, qui partage avec lui l’addiction à l’alcool et à la drogue, et qui après une cure tente d’aider son nouvel amant. Non convaincante. Ensuite, c’est au tour des 2 requins, l’avocat Hugh Lang (Don Cheadle) et le représentant du syndicat des pilotes Charlie Anderson (Bruce Greenwood), prêts à tout pour défendre les intérêts de la compagnie, mettant la morale de côté et négligeant les morts liés à l’accident.

Seul Harling (joué par John Goodman) a de l’intérêt, dans la mesure où il arrive à nous faire décrocher un sourire durant ce film.

« Mon Dieu ! » Oui, le réalisateur est obsédé par la religion dans son film. Dieu et Jésus sont y invoqués toutes les 2 minutes et c’est à eux que l’on doit toutes les péripéties. Ils sont dans la bouche de tous les personnages, même les secondaires et cela donne assez vite la nausée.

On évoquera furtivement la fin qui est aussi bâclée que prévisible.

Au final, Flight m’aura donné envie de faire 3 choses : Drink, Coke, Fuck !

A.G

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