G.I Joe: Conspiration, avec Bruce Willis ✭✭✩✩✩

G.I Joe: Conspiration, avec Bruce Willis ✭✭✩✩✩

GI JOE CONSPIRATION BRUCE
COBRA STRIKES BACK !

  L’esquade des G.I. Joe rempile pour le plus grand plaisir des garçons biberonnés durant leur enfance en figurines Action Man (qui était d’ailleurs, le nom de la  gamme d’Hasbro en France) et consort ! Dans ce deuxième épisode de la franchise, la Cobra Team (les vilains) tire les ficelles de la Maison Blanche, remplaçant le président des Etats-Unis (qui, pour le coup,  a retrouvé sa blancheur d’antan) par Zartan, un membre métamorphe. Les G.I. sont alors trahis et pourchassés par leur propres dirigeants, sur fond d’un vaste complot ne visant rien d’autre que l’extermination de notre civilisation !!!

Le choix de Jon Chu pour succéder au 1er opus (navet kitshissime au possible ayant détruit la carrière de son prédécesseur) au vue de son CV pouvait parraître étonnant: Sexy Dance 3D, Justin Bieber : Never Say Never et …Le Secret de la Gourde Magique. Drôle de mélange. Mais c’était sans compter sur le sens chorégraphique de sa réalisation, nous offrant alors de purs morceaux d’action intense (le duel entre Storm Shadow et Snake Eyes, la destruction massive de la capitale de nos voisins Rosbeef, la bataille aérienne de ninjas à flanc de montagnes himalayennes), aussi généreuses que les muscles des comédiens. Celui-ci en profite même pour revisiter la genèse des poupées (et comics) d’Hasbro, nous introduisant toute une palette de personnages mythiques absents du premier : Dwayne « The Rock » Johnson, sommet de badasserie, en Roadblock, Adrianne Palicki, l’atout charme au milieu de cette avalanche testostéronnée, en sniper G.I. Jane (qui ne tardera pas à vous en décochez une dans l’œil) mais aussi et surtout le caméo de notre « papy fait de la résistance » préféré, Bruce Willis, en vétéran Joe ! Vous l’aurez compris : G.I. Joe se prétend être un produit d’entertainment, un vaste défouloir assumé, régressif et old school, dont l’intrigue crétine est aussi dégarnie que le crâne de Bruce Willis. Malgré cela, on peut regretter la présence d’un patriotisme américain dégoulinant de la pellicule, comme tout «bon» blockbuster qui se doit, de « méchants » dénués d’un quelconque Q.I., ainsi que l’absence d’incarnation et de foi des acteurs en leur personnage. Ou encore la miévrerie de la recrue féminine, éternelle sous-fifre victime de la mysoginie vulgaire (cf : la trilogie Transformers) qui frappe Holywood depuis ces dernières années.

Néanmoins, Chu dresse la barre un peu plus haut (nous faisant rêver pour l’occasion d’éventuelles adaptations d’ Hot Wheels ou Barbie entre ses mains) que les blockbusters estivaux (et trace de loin le 1er épisode) , grâce notamment à une bonne dose d’humour référencée (cf : les blagues ricaines sur la Corée du Nord, collant étonnamment bien avec les récentes actualités !) et à de majestueuses scènes d’action, tout  en nous rappelant en filigrane la définition même de ce que doit être un film d’action : sucré et rafraichissant comme une bonne vieille bouteille de Coca US.

Dorian Fernandes

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