Iron Man 3, de Shane Black ✭✭✭✩✩

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Après le raté d’Iron Man 2, et l’énorme succès mondial des Avengers, le retour de Tony Stark, le génie, milliardaire, playboy et philanthrope était attendu au tournant. Sur un ton très proche des précédents opus, scènes d’action très chorégraphiées, vannes qui fusent et cascades de gadgets hyper évolués, Iron Man 3 parvient à surpasser ses prédécesseurs et constitue un bon divertissement.

Dans la série des méchants terroristes je voudrais le Mandarin (Ben Kingsley), mystérieux chinois/musulman caché dans une grotte au Pakistan et qui souhaiterais détruire les capitalistes américains. Dans la série des méchants savants, je voudrais Aldrich Killian (Guy Pearce), biologiste ayant découvert une nouvelle arme surpuissante et voulant l’utiliser pour prendre le pouvoir et se venger de Tony Stark.

Vous l’aurez compris, le synopsis est très classique, tous les personnages nous rappellent un autre déjà vu quelque part. De plus, la structure du scénario ultra calibrée avec l’enchaînement actions, pleurs, enquêtes, rires, semble avoir été conçue schématiquement et remplie ensuite au fur et à mesure de l’écriture. On a même l’impression que la technologie hyper développée de l’univers est seulement un prétexte pour se sortir de toute situation par un petit tour de passe-passe. Quand les héros semblent pris au piège, ils ont toujours la carte cachée dans la manche qui les en sortira. Tout cela semble vraiment trop facile, mais n’enlève rien à l’efficacité du film. Shane Black, qui signe le scénario et la réalisation, n’en est pas à son premier essai et ça se sent. Le scénariste de L’Arme Fatale parvient à nous maintenir intéressé durant les 2h10 de film, avec une intensité presque toujours au maximum. On ne s’ennuie vraiment pas, et on est complètement pris par cette histoire pourtant clairement sans grand intérêt. En combinant les combats époustouflants de The Avengers et une vraie intrigue (totalement absente du méga blockbuster qui ressemblait plus à une grosse bataille de 2h), il parvient à nous offrir un spectacle digne de ce nom. Le scénario nous réserve même une petite surprise (pas plus, quand même pas) assez inattendue et une des scènes les plus comiques.

Mais, l’élément le plus intéressant de cet opus réside dans le rapport entre l’homme et la machine. On découvre au début du film un Tony Stark très affecté par son récent voyage dans le vortex à New-York (cf The Avengers), sujet à des crises d’angoisse, incapable de dormir et qui se réfugie dans son laboratoire pour travailler sur ses nouveaux projets. Il semble totalement incapable de survivre sans l’aide de son armure où il se réfugie en cas de crise, et apparaît impuissant sans elle. Qui est réellement Iron Man ? L’homme ou le robot ? La question n’est pas si simple, dans la mesure où les différents prototypes conçus par Tony peuvent être contrôlés à distance ou même agir par eux même. Le génie apparaît comme dépassé par sa création et presque soumis à elle. Un processus d’émancipation est alors mis en place où l’être humain reprend le contrôle sur la technologie et la remet à sa place de simple outil, même si très utile. La réponse apparaît alors évidente, Tony Stark est Iron Man.

Avran Thépault

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