Les Petits Mouchoirs

Les Petits Mouchoirs

Les Petits Mouchoirs, de Guillaume Canet,  raconte l’histoire d’une bande de potes parisiens, la bande de potes de Canet en somme. Le film s’ouvre sur un plan-séquence conduisant au terrible accident de moto de Ludo, le mec marrant mais un peu camé (campé par Jean Dujardin, que l’on n’aperçoit que très brièvement durant les 2h30 du film). Confrontés à ce drame, les amis décident de maintenir leur habituel voyage dans la maison du Sud de Max (François Cluzet, très drôle dans son rôle de maniaque), car « ils ne peuvent rien vraiment faire de plus pour Ludo en restant à Paris ».
Pendant 2h30, nous suivrons les rires et les larmes, les réconciliations et les disputes, les amours (re)naissantes et les ruptures de cette bande d’amis qui pourrait être la nôtre. Des personnages qui évolueront durant ces deux semaines estivales pour enfin atteindre l’âge adulte.

Mais au final, que peut-on dire de ce film surmédiatisé et considéré de l’aveu-même de Canet comme « le film de sa vie » ?
La vérité est que l’on passe un agréable moment. Bien qu’ils correspondent à la typologie habituelle de la bande de potes au cinéma (le dragueur qui ne veut pas s’engager, le maniaque, l’homo refoulé, la bonne copine dont tout le monde est amoureux …), on s’attache aux personnages dessinés par Canet. Le casting 5 étoiles et la très bonne alchimie entre les acteurs y est pour beaucoup : on a véritablement l’impression que la complicité observée à l’écran existe dans la vraie vie. Si les comédiens n’affichent pas un réel jeu de composition (en-dehors de Cluzet, dont je ne suis pas fan mais que j’ai trouvé ici excellent), notamment Gilles Lellouche qui nous fait du classique Gilles Lellouche, cela leur permet d’être très crédible et contribue à l’identification du public. Même les seconds rôles, de Mathieu Chedi à Maxim Nucci en passant par Nassim le prof de gym philosophe, sont très bons.
Le reproche principal que l’on peut faire à Canet est de s’être trop attaché à son sujet au point d’en oublier le travail nécessaire de montage. Car si l’on ne s’ennuie pas, l’histoire ne mérite pas les 2h30 que le réalisateur lui accorde. Par ailleurs, on est un peu déçus de voir Canet céder parfois à la facilité en amenant le film exactement là où on l’attend et en brossant un portrait de personnages pas très original. Si vous n’aimez pas que l’on joue avec votre sensibilité ou les bons sentiments, vous risquez d’être horripilé par la scène finale.
Alors si vous voulez rire, si vous voulez pleurer, allez voir ce film. L’œuvre tient ses promesses et on ne peut que la recommander en cette année un peu faiblarde sur le plan cinématographique. Mais surtout, pensez à prendre vos petits mouchoirs…

Arié C.

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