L’été ciné 2018 – Film #4 : Little Miss Sunshine

L’été ciné 2018 – Film #4 : Little Miss Sunshine

Si le duo Jonathan Dayton-Valérie Faris s’est reformé récemment à l’occasion de Battle of the Sexes, c’est avec Little Miss Sunshine qu’il a réchauffé le cœur de millions de personnes, le temps d’un road trip entre Albuquerque et la Californie.

Mais pourquoi un énième road trip américain nous plaît-il autant ? Une seule réponse : les Hoover’s. Allez, petite rétrospective de ces gens peu communs. Dans la famille Hoover, on demande :

Le père : Richard Hoover, coach de motivation, tente désespérément vendre son projet de la « réussite en 9 étapes ». Inculquant tant bien que mal la culture de la gagne à ses enfants, Richard se montre tantôt irritant, tantôt attachant. “There are 2 types of people in this world, winners and loosers”

La mère : Sheryl Hoover, véritable maman poule essaye de recoller les morceaux de sa famille ingérable, passant la plupart de son temps à reprendre son mari sur son pseudo chemin vers le succès et à corriger son beau-père sur son langage. « Please Richard stop »

Le grand-père : Edwin Hoover, papy complètement dingue qui, lorsqu’il ne se drogue pas ou ne parle pas de sexe, peut parfois se montrer incroyablement tendre et amusant. “Fuck a lotta women, kid, I have no reason to lie to you. Not just one, a lotta women.”

L’oncle : Frank, étudiant homosexuel, sort d’une tentative de suicide ratée car il a perdu l’amour de sa vie. Inconditionnel de Marcel Proust, Frank semble avoir raté sa vie, mais aussi sa mort. Parce que cette famille avait besoin de son personnage cynique. « Yeah. French writer. Total looser. »

Le fils : Dwayne Hoover, passionné de Nietzsche,  a fait vœu de silence jusqu’à ce qu’il entre à l’Air Force Academy. Il déteste tout le monde, s’ennuie dans un monde qui n’est pas pour lui et ne parle pas : un bonheur de gosse en somme. « FUUUUUUUUUUUCK »

La fille : Olive Hoover, elle est la raison de ce voyage. Petite princesse, elle est qualifiée pour le concours Little Miss Sunshine en Californie, qui couronne la petite fille la plus jolie et talentueuse du pays. Pétillante et glamour, elle est prête à tout pour battre ses concurrentes. Une vraie bouffée de bonheur. « Grandpa, am I pretty ? »

Le tout se déroulant à bord d’un van tout jaune qui ne démarre pas et qui klaxonne sans raison, « Little Miss Sunshine » offre un moment de pause et de joie de vivre dans ce monde. A voir donc, mais surtout à revoir.

 

Adam Berkovich

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