L’ÉTÉ CINÉ – Film #2 : Moonrise Kingdom (2012)

L’ÉTÉ CINÉ – Film #2 : Moonrise Kingdom (2012)

Aprés bon nombre de comédie dramatique (La famille Tenenbaum, À bord du Darjeeling Limited), Wes Anderson, réalistateur américain de 48 ans continue à séduire. Plus récemment avec The Grand Budapest Hotel, ou encore avec le bijoux d’animation Fantastic Mr. Fox, Wes Anderson a su devenir un incontournable du cinéma moderne. Retour sur l’un de ses plus grand succès : Moonrise Kingdom.

Cannes 2012 : alors que scandales et rumeurs de copinages vont bon train sur la croisette, un homme réussit à tirer son épingle du jeu. Wes Anderson a en effet l’honneur de présenter son septième long-métrage en ouverture de la quinzaine cannoise : Moonrise Kingdom. Si Amour de Michael Haneke récoltera la palme d’or en faisant l’unanimité, c’est bien le film du réalisateur américain qui saura marquer les esprits.

 

Été 1965, large de la Nouvelle-Angleterre.

Alors qu’une tempête se prépare, un élément prometteur du camp Ivanoe manque à l’appel. Le jeune Sam, orphelin solitaire et incompris s’est enfui. Une aubaine pour ses camarades scouts : guidés par le chef Ward, ils vont devoir mettre en pratique leur apprentissage afin de retrouver le fugitif. Celui qu’ils qualifient de « psychologiquement instable » a rejoint l’amour de sa vie, Suzy Bishop, 12 ans. Rencontrés un an auparavant, les deux enfants ont préparés leur évasion pour fuir le rejet de leurs amis et familles respectives. C’est à travers rivière et forêt, et recherchés par tous que leur idylle va pouvoir s’exprimer. Finalement rattrapés par le capitaine Sharp, leur aventure saura révéler qu’ils n’étaient probablement pas les plus tourmentés.

 

Wes Anderson a du talent, c’est indéniable et il ne manque pas de nous le rappeler. Que ce soit la scène initiale avec le lent travelling dans la maison, l’incroyable bande son omniprésente de Desplat (cocorico !) ou encore l’esthétique 60s rarement égalée, Moonrise Kingdom est un beau film. Mais est-ce pour autant un bon film ? Et bien c’est là qu’il divise. Outre la réussite visuelle indéniable, je concède que l’oeuvre soit cohérente du début à la fin, que le casting 5 étoiles (Murray, Willis, Norton, McDormand et j’en passe) sert au mieux les intérêts du réalisateur, mais est-ce suffisant ? Certains vous diront « oui ! » et je les comprends, d’autres vous diront « non.. » et je les comprends tout autant. Le film est souvent frustrant, en ce sens qu’il reste superficiel vis à vis de ses atouts (la relation du couple bishop, le chef-scout ward et son dictaphone, le capitaine Sharp éternel tourmenté) et ce parti pris en dérangera plus d’un. Cette « comédie dramatique » n’en est pas vraiment une, et il est à mon avis dangereux de la présenter comme telle : nombreux seront déçus de ne rire qu’une ou deux fois, et d’autres de la timidité de son scénario. Mais cette aventure, parfois à la limite de l’absurde, séduit : adultes irresponsables et enfants fuyants pour de plus grandes responsabilités cohabitent dans cette courte et légère épopée. Alors libre à vous de vous forger un avis, qu’il soit positif ou négatif ce film vous surprendra tous !

 

Virgil

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