Oblivion avec Tom Cruise ✭✭✭✩✩

Oblivion avec Tom Cruise ✭✭✭✩✩

En 2077, Jack Harper est en charge de la sécurité et de la réparation des drones qui patrouillent sur la planète veillant à exterminer les derniers extra-terrestres, perdants d’une guerre destructrice avec les hommes qui a laissé la Terre dévastée. Jack fait partie d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomètres…Mais le crash d’un vaisseau spatial fait ressurgir les fantômes d’un passé floue. La survivante n’est autre que celle qui hantait ses rêves. Lors d’une énième mission, Jack se fait capturer par des humains resistants lui faisant douter de tout ce qu’il croyait savoir…

OBLIVION 2Oblivion a la qualité de ne pas faire dans la surenchère au niveau de l’univers. A une heure où les créatures en CGI inondent l’écran, parfois au détriment de l’intrigue, causant ainsi bien des soucis aux directeurs artistiques, le réalisateur de Tron Legacy, qui adapte ici son propre roman graphique, propose un univers épuré, quasi minimaliste. Mais ce vide a toujours servi la science-fiction de 2001 au premier Star Wars, laissant toute la place aux thèmes propre au genre le plus approprié pour évoquer les conséquences des actions passées et développer les théories du complot. Une base dans les nuages (avec une piscine translucide qui nous fait nager dans le bleu du ciel), un vaisseau et des drones constituent les seules indices d’une technologie en avance sur la nôtre.

Mais Jack Harper n’est pas tourné vers l’avenir ; il est hanté par des souvenirs qui ne semblent pourtant pas lui appartenir. Il questionne, contredit et c’est ce qui semble le plus intéresser le réalisateur. Ses élans de dissidence, Jack les soulage en se rendant dans son jardin secret, un coin resté intacte où la nature est florissante et où il vit à « la terrienne » collectionnant religieusement les livres et vinyles d’un âge qu’il aurait bien voulu connaitre. C’est lorsque Jack est le plus terrien que le film est réussi, son regard innocent sur les restes de notre civilisation confère à ces objets du quotidien une beauté que l’on a perdu de vue.

Quand le film se lance véritablement dans l’intrigue, il rejoint le chemin balisé du blockbuster. Complot, mémoire effacée, intelligence supérieure, inconscience de ses capacités, Oblivion nous ressort le couplet paranoïaque de la science-fiction pessimiste qui nous trottait déjà dans la tête avant d’entrée dans la salle. Mais, l’esthétique glacée, mariant à merveille les bleus et des gris, permet une immersion totale dans cette aventure qui reste tout de même efficace.

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