Rebelle, de Mark Andrews

Rebelle, de Mark Andrews

Etant l’un des derniers projets phares de Pixar avant d’être racheté par Disney, Rebelle était attendu de pied ferme par tous les fans du studio. Avec un budget de plus de 200 millions de dollars et un changement de réalisateur en milieu de production, les regards étaient évidemment tous tournés vers Rebelle à sa sortie.

La magie a t-elle opéré?

Il semble que oui, à la vue des premières images. Le film est une réelle prouesse technique et esthétique ; Il suffit de contempler Merida et sa chevelure rousse flotter à travers la forêt pour comprendre le temps passé par les animateurs sur chaque détail. Le film nous replonge dans la féerie de Disney : feux follets, sorcière, sortilège le tout dans les décors d’une Ecosse resplendissante. Mais l’œuvre tire également sa force de la marque des studios Pixar bien présente grâce à des personnages charismatiques dotés d’une grande force de caractère et débordant d’humour.

Le pitch 

Vous l’aurez deviné, Merida est une jeune fille REBELLE ! Rebelle contre qui et contre quoi ? Disons que Merida a le profil de l’ado en pleine crise refusant les conventions et les règles du Royaume qui l’oblige à se marier avec le fils aîné d’un autre seigneur afin de garantir la paix. En constant conflit avec sa mère, elle trouve refuge dans la nature et part avec son cheval et son arc dès que son emploi du temps de princesse le lui permet. Suite à une énième dispute, elle s’enfuit et rencontre une sorcière qui va bouleverser le cours de l’histoire. Impossible d’en dire plus sans spoiler le film.
Il est vrai que pendant la campagne de promotion, la distribution n’avait pas vraiment insisté sur la trame. Après avoir vu le film on comprend pourquoi. Le film souffre d’une faiblesse scénaristique évidente et s’essouffle en plein milieu à cause du scénario qui ne décolle pas : à part un ou deux rebondissements, il n’y pas de quoi tomber à la renverse.

L’originalité du film 

Loin des classiques Disney, le film se moque même parfois des conventions des films du genre. Mais non, vous n’échapperez pas à la petite leçon de morale un peu naïve à la fin du film (Disney oblige).
Enfin, Il faut souligner la magnifique BO de Patrick Doyle et Julie Fowlis qui contribue largement à nous plonger dans le folklore écossais (extrait 1, extrait 2).

Malgré ses défauts qui l’empêche de rejoindre le panthéon des chefs d’oeuvre Disney, Rebelle reste un excellent film d’animation à voir en salle.

Emerveillement garanti!

Caroline Destombes

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