Sélection officielle du Festival de Cannes 2014

Sélection officielle du Festival de Cannes 2014

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La sélection tant attendue de la 67e édition du Festival de Cannes a été dévoilée ce mercredi, pour le plus grand plaisir des cinéphiles. « C’est captivant pour les critiques, angoissant pour les cinéastes, risqué pour les sélectionneurs », a déclaré Gilles Jacob, le président du Festival.  Temps fort du festival, cette annonce calme les impatiences de chacun, mais seulement pour un instant. On attend maintenant le 14 mai pour la cérémonie d’ouverture !

L’ANNEE 2014

Avant de prétendre remporter la Palme d’Or, encore faut-il entrer dans la compétition… Sur 1800 films envoyés , seuls 50 ont été retenus pour être dévoilés à Cannes. Cette année, comme les précédentes, la sélection s’est montrée exigeante.

Pour éviter d’être trop fastidieux, nous avons choisi de parler des catégories EN COMPETITION et HORS COMPETITION, laissant de côté les catégories UN CERTAIN REGARD, SEANCE DE MINUIT, CANNES CLASSICS ET SEANCES SPECIALES. Quelques commentaires seront apportés, afin d’y voir plus clair.

Hors Compétition 

Grace de Monaco, d’Olivier Dahan. Avec Nicole Kidman.FRANCE

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C’est le film d’ouverture du Festival. Le réalisateur, Oliver Dahan (La Môme, en 2007), a choisi de centrer le biopic sur l’année 1962, qui marqua profondément la jeune Princesse. En effet, alors que son couple bat de l’aile et que Monaco menace de se faire annexer par la France, Hitchcock lui propose de jouer le rôle de Marnie dans son prochain film. Que faire : répondre à son devoir royal, ou se laisser guider par son premier amour, le cinéma ?

Coming Home, de Zhang Yimou. CHINE

Le film est inspiré d’un roman de Yan Geling (une célèbre auteure chinoise). Il raconte l’histoire d’un dissident chinois qui, après 20 ans de travail forcé dans un camp, retourne chez lui. Mais il se retrouve face à une épouse qui l’a oublié. Il décide alors de tout faire pour la reconquérir.

Dragons 2, de Dean DeBlois. USA

DreamWorks avait réussi à nous bluffer avec Dragons (le 1). Prouesse technique, film d’animation plaisant et intelligent, on espère que le 2e sera à la hauteur du précédent… A suivre.

Les Gens du Monde d’Yves Jeuland. FRANCE

Un film qui célèbre les 70 ans du journal Le Monde. Sortie prévue en septembre 2014

En compétition

Sils Maria, d’Olivier Assayas. FRANCE, ALLEMAGNE, SUISSE.

Avec Juliette Binoche, Chloe Grace Moretz et Kristen Stewart

Saint Laurent, Bertrand Bonello. FRANCE

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Avec Gaspard Ulliel (Un long Dimanche de fiançailles, Jacquou Le Croquant…)  et Léa Seydoux. Après le très gros succès du film Yves Saint Laurent de Jalil Lespert, où on découvrait le jeune Pierre Niney, on se demande comment sera accueilli ce nouvel « épisode » de la vie d’un des plus grands couturiers. Le film se concentre sur la période 1965-1976, où Saint Laurent est au sommet de sa gloire professionnellement parlant, mais pas de sa vie personnelle.

Sommeil d’hiver de Nuri Bilge Ceylan. TURQUIE

Aydin, comédien à la retraite, tient un petit hôtel en Anatolie centrale avec sa jeune épouse Nihal, dont il s’est sentimentalement éloigné, et sa sœur Necla qui souffre encore de son récent divorce. En hiver, la neige recouvre la steppe et l’ennui ravive les rancœurs, poussant Aydin à partir.

Maps to the Stars, David Cronenberg. CANADA, USA

Avec Julianne Moore, Robert Pattinson.
Après Cosmopolis, en compétition à Cannes en 2012, David Cronenberg revient à l’attaque avec Maps to the Stars. Il faut visiblement s’attendre à une histoire de fantôme doublée d’une bonne critique de l’obsession de la célébrité à Los Angeles. L’histoire est celle de la famille Weiss, issue d’une grande dynastie hollywoodienne, dont le père a fait fortune en vendant des livres sur l’autogestion.

Deux jours, une nuit, des frères Dardenne. FRANCE, BELQIQUE

Avec Marion Cotillard.
Sandra, aidée par son mari, n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

Le dernier film des Frères Dardenne, le Gamin au Vélo, avait remporté quelques belles récompenses, et notamment le Grand Prix du Festival de Cannes. Un présage pour Deux jours, une nuit ?

Mommy, de Xavier Dolan, FRANCE

Après Tom à la ferme (dont la critique est en ligne), Xavier Dolan met en scène une mère ayant la garde d’un enfant difficile.

Captives, d’Atom Egoyan, CANADA

Un thriller oppressant où Ryan Reynolds doit faire face à la disparition mystérieuse de sa fille, qui, 8 ans après, s’avère être toujours en vie.

Adieu au langage, de Jean-Luc Godard. FRANCE

Un film mystère et à première vue désarçonnant. Le réalisateur de la Nouvelle Vague ne s’épanche pas sur son nouveau film. Vraisemblablement tourné en 3D, ce long métrage raconterait l’histoire d’une femme mariée qui rencontre un homme célibataire. On n’en sait pas vraiment plus. Surprise, donc. Vous pouvez voir la bande annonce et en apprendre un peu plus ici

The Search, de Michel Hazanavicius. FRANCE

Avec Bérénice Bejo
Entre 1999 et 2000, lors du conflit opposant les Russes et les Tchétchènes, Carole, infirmière et membre d’une ONG, recueille un jeune enfant tchétchène. En parallèle, on suit l’histoire d’un jeune soldat russe.

The Homesman de Tommy Lee Jones. USA

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En 1855, trois femmes ayant perdu la raison sont chassées de leur village, et confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière forte et indépendante originaire du Nebraska. Sur sa route  vers l’Iowa, là où ces femmes pourront trouver refuge, elle croise le chemin de Georges Biggs, un rustre vagabond qu’elle sauve d’une mort imminente. Ils décident de s’associer afin de faire face, ensemble, à la rudesse et aux dangers qui sévissent dans les vastes étendues de la Frontière.

Still The Water, de Naomi Kawase, JAPON

Le film raconte l’histoire de Ten, un adolescent de 14 ans, et de son amie Kyoko vivant au contact de la nature du l’île d’Amami Oshima.

« Je voudrais que les spectateurs se rendent compte que nous, les êtres humains, ne sommes pas au centre de toutes choses ; nous ne sommes qu’une partie du cycle de la nature. Il me faut construire une histoire qui mène à la conclusion que cet immense cycle dans lequel nous sommes contenus est d’essence divine. Notre âme est complexe, vague et imprévisible. J’espère, par cette histoire, voir mûrir l’homme au contact du dieu que l’on appelle « nature ». Que le temps du film puisse enrichir son âme », a déclaré la réalisatrice en évoquant Deux fenêtres.

Mister Turner, de Mike Leigh. ANGLETERRE

Après Another Year, Mike Leigh revient avec le biopic de la vie du célèbre peintre impressionniste William Turner.

Jimmy’s Hall, de Ken Loach. ANGLETERRE

1932 – Après un exil de 10 ans aux Etats-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays pour aider sa mère à s’occuper de la ferme familiale. L’Irlande qu’il retrouve, une dizaine d’années après la guerre civile, s’est dotée d’un nouveau gouvernement. Tous les espoirs sont permis… Suite aux sollicitations des jeunes du Comté de Leitrim, Jimmy, malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis comme l’Eglise ou les propriétaires terriens, décide de rouvrir le « Hall », un foyer de jeunesse gratuit et ouvert à tous où l’on se retrouve pour danser, étudier ou discuter. Le succès est immédiat. Mais l’influence grandissante de Jimmy et ses idées progressistes ne sont pas du goût de tout le monde au village. Les tensions refont surface.

Foxcatcher, de Bennett Miller. USA

Avec Steve Carrell, Channing Tatum et Mark Ruffalo

Médaillés d’or olympique en 1984, Mark et Dave Schultz devraient être au sommet alors qu’ils s’apprêtent à défendre leur titre aux prochains Jeux de Séoul. Pourtant, Mark est licencié de son poste d’entraineur de lutte, tout comme son frère aîné, et il se démène pour s’entraîner seul. Mark retrouve espoir lorsque le philanthrope et millionnaire John du Pont lui propose de rejoindre son club de lutte flambant neuf, situé dans son luxueux domaine de Foxcatcher. Dave tombe lui aussi sous le charme du patriote excentrique, séduit par la perspective de mettre en place la meilleure équipe de lutte au monde. Mais les délires paranoïaques de Du Pont et sa volonté irrationnelle de garantir la victoire des États-Unis à l’étranger vont prendre le pas sur sa générosité et sa bienveillance…

Les Merveilles, d’Alice Rohrwacher, ITALIE

Avec Monica Bellucci.
Gelsomina, une jeune fille qui vit avec ses sœurs et son père, voit son existence tout à coup révolutionnée par l’arrivée d’un certain Martin.

Relatos Salvajes, de Damian Szifron, ARGENTINE

Vulnérables face à une réalité trouble et imprévisible, les personnages de Relatos salvajes, traversent la frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Une trahison amoureuse, le retour du passé, une tragédie ou même la violence d’un détail du quotidien sont les détonateurs qui poussent ces personnages vers le vertige que procure la sensation de perdre les étriers, vers l’indéniable plaisir de perdre le contrôle.

Leviathan, de Andreï Zviaguintsev, RUSSE

Kolia habite une petite ville au bord de la mer de Barents, au nord de la Russie. Il tient un garage qui jouxte la maison où il vit avec sa jeune femme Lylia et son fils Romka qu’il a eu d’un précédent mariage. Vadim Sergeyich, le Maire de la ville, souhaite s’approprier le terrain de Kolia, sa maison et son garage. Il a des projets. Il tente d’abord de l’acheter mais Kolia ne peut pas supporter l’idée de perdre tout ce qu’il possède, non seulement le terrain mais aussi la beauté qui l’entoure depuis sa naissance. Alors Vadim Sergeyich devient plus agressif…

Tombouctou, d’Abderrahmane Sissako. MALI

Vous retrouverez un article très intéressant à propos du film sur France Culture

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En attendant de voir les films, et pour mettre un visuel sur tous ces titres, vous pouvez aller sur le site du Festival de Cannes pour y découvrir les affiches des films en compétition.

Sophie Wlodarczak

Toutes-les-Palmes-d-or-depuis-1946

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