Sorties du 20 juin 2012

L’ACD vous propose une micro-critique de deux films en salles à partir du 20 juin en France!

The Raid, de Gareth Evans

Une équipe de policiers d’élites de Jakarta est chargée de déloger un baron de la drogue de sa forteresse urbaine. Remplie de ses sbires sur plusieurs niveaux, l’immeuble est réputé imprenable. Dès qu’ils pénètrent dans le bastion, l’électricité est coupée, les portes se ferment, les policiers se retrouvent pris au pièges, et vont devoir se battre étage après étage pour espérer sortir de là vivant.

Réalisateur gallois expatrié en Indonésie, Gareth Evans s’affirme comme un des mecs les plus cools du cinéma asiatique avec The Raid. Découvert à Toronto, puis diffusé à Deauville Asie, The Raid ne cesse de faire le buzz depuis 8 mois. Inspiré des jeux vidéo (plusieurs étages qui correspondent à des niveaux à difficulté croissante), mais aussi des meilleurs films de combat et d’action, The Raid en plein la vue pour 1h40. Le film commence avec des combats surarmés pour finir à main nue alors que les balles commencent à manquer, dans le déchainement de violence habituel dans un certain cinéma asiatique. Les scènes sont parfaitement chorégraphiées, et arrivent à maintenir une tension constante malgré le scénario plutôt  pauvre et répétitif. Une série B explosive à voir absolument pour les spectateurs à la recherche de bonnes sensations fortes.

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Faust, d’Alexandre Sokourov

Librement inspiré de l’œuvre de Goethe, le film de Sokourov, réalisateur russe, est le dernier de son quadriptyque sur la corruption de l’âme qu’engendre le pouvoir (après Moloch, Taurus et The Sun, qui racontent respectivement l’histoire d’Hitler, Stalin et Hirohito). Faust se vit décerner le Lion d’Or à la Mostra de Venise en 2011, et Darren Aronofsky (Black Swan, Requiem for a dream, The Wrestler, etc .), alors président du jury, déclarait à son sujet : « There are some films that make you cry, there are some films that make you laugh, there are some films that change you forever after you see them; and this is one of them. »

Il est clair qu’on ne ressort pas vraiment le même de Faust. Sokourov s’attache à une esthétique très particulière et plutôt déconcertante pour livrer une réflexion d’une pertinence rare. Il se détache d’ailleurs totalement du livre de Goethe. Méphistophélès devient Mauricius, un être immonde, amas de chair répugnant et complice de Faust qui s’oppose totalement à la grandeur du personnage de Goethe. La très belle lumière utilisée par Sokourov donne une dimension un peu malsaine et étrange au film, totalement déstabilisante par rapport à ce qui se fait dans le cinéma européen et américain. Le film mérite au final une analyse profonde et creusée que d’autres font bien mieux que moi.

Faust est donc à voir pour ceux qui cherchent une expérience de cinéma troublante et inhabituelle.

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Adrien P

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