Sublimes créatures, de Richard LaGravanese

Sublimes créatures, de Richard LaGravanese


Sublimes créatures
retrace l’histoire d’Ethan Wate, jeune lycéen qui rêve d’évasion ainsi que celle de Léna Duchannes, jeune enchanteresse mystérieuse nouvellement arrivée dans une petite ville du Sud des Etats-unis. Très vite, les deux adolescents vont tomber amoureux et vont devoir faire face à plusieurs épreuves…

Le point fort du film est certainement de nous inviter dans un univers beaucoup moins niais et plus stimulant que Twilight. Ainsi, là où Twilight met l’accent dès le début sur l’histoire d’amour foudroyante et impossible entre un vampire et une mortelle, Sublimes créatures fait tout d’abord une caricature de la religion omniprésente dans les petits bleds du Sud des Etats-Unis, ce qui rend le scénario plus intéressant. En effet, dans un petit village où l’intolérance est de mise, la jeune Léna se retrouve, dès son arrivée, vampirisée par des lycéennes chrétiennes et pleines de préjugés. Ethan, lui, jeune homme plus mature qui rêve d’évasion, est intrigué par la jeune fille qui semble bien différente des autres.

De plus, le jeu des acteurs est plutôt crédible. Jeremy Irons dans le rôle de  MaconRavenwood est très bon. Emma Thompson, qui interprète le rôle de Sarafine une sorcière maléfique et rageuse parvient à électriser le film. Quant au couple formé par Alden Ehrenreich dans le rôle de Ethan et Alice Englert qui interprète Léna, il est certes peu glamour mais plutôt authentique. Le personnage d’Ethan apporte d’ailleurs un peu d’humour ce qui donne une légèreté bienvenue au film.

Malheureusement, malgré ces points positifs, tout comme la saga Twilight, ce film s’adresse à un jeune public adolescent et use des mêmes artifices. C’est du déjà vu. La trame du film bien que plus élaboré reste la même. Il s’agit bien d’une histoire d’amour impossible entre une enchanteresse et un mortel. La famille d’enchanteur, très classe (surtout la tante de Léna et son oncle), leur demeure luxueuse et design n’est pas sans nous faire penser à la famille Cullen dans Twilight. On y retrouve aussi inévitablement une lutte entre les forces de la lumière et des ténèbres. Il n’est ainsi pas très difficile de deviner la fin du film. De plus, certains effets spéciaux sont décevants notamment la dispute lors du repas familial.

Il s’agit donc bien d’une romance fantastique pour adolescents mais celle-ci est moins pire que ce à quoi l’on pouvait s’attendre !

Elisa Cornu

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