Top 10 des raisons pour lesquelles Tarantino est le meilleur réalisateur du monde

Top 10 des raisons pour lesquelles Tarantino est le meilleur réalisateur du monde

On voit déjà de loin les rageurs qui diront que « Tarantino c’est un réalisateur de merde » ou même « on en a marre d’entendre parler de Tarantino à longueur de temps ». Mais nous à l’ACD on l’aime ce mec, et on va vous expliquer pourquoi en 10 points. Alors bien sûr que ce top est aussi raisonnable que la candidature de Sarkozy aux présidentielles et bien sur qu’il est aussi impartial que l’arbitre de la finale de l’euro 2016; mais bordel, ça fait du bien.

 

1.Parce que les musiques de son film sont toujours super stylées 

Pour avoir au moins trois BO des films de Tarantino chez moi je peux confirmer que les musiques que le réalisateur utilise sont toujours originales, bien à propos et juste bien stylées.
Le réalisateur met un point d’honneur à choisir lui même les musiques qui figurent dans ses films, à tel point qu’il affirme ne pas pouvoir écrire une scène sans avoir une musique pour l’illustrer. 

Que ce soit des vieux tubes remis au goût du jour comme Stuck in the middle with you des Stealers Wheel (Reservoir Dogs), des musiques originales du célébrissime Enio Morricone ou des chansons tout à fait inconnues telles que Woo Hoo de The 5.6.7.8’s (Kill Bill vol.1); le génie Tarantino sait toujours mettre ses scènes en valeur avec ses musiques et vice-versa. Aussi éclectiques que délirantes, les chansons qu’il choisit arrivent toujours au bon moment et subliment des films déjà presque parfaits.

(la chanson que vous pouvez entendre sur la vidéo est celle utilisée lors de la scène de combat entre la Mariée et les 88 fous dans Kill Bill vol.1)

 

2. Parce que les acteurs de ses films sont toujours super stylés

Uma Thurman, John Travolta (avant sa phase « j’en ai rien à foutre de ressembler à rien »), Christoph Waltz, Tim Roth, Robert de Niro, ou même Bruce Willis et Leonardo Di Caprio ; on peut dire sans hésitation que Quentin Tarantino a toujours su s’entourer des meilleurs acteurs. Il a d’ailleurs tendance à mettre en scène les mêmes acteurs à plusieurs occasions. Samuel L.Jackson et Michael Madsen jouent dans quatre de ses films; et l’actrice Uma Thurman n’est pas en reste non plus puisqu’elle a joué dans Pulp Fiction et les deux volets de Kill Bill. Et on se dit que si des acteurs aussi talentueux acceptent de jouer encore et encore dans ses productions, c’est que Quentin doit savoir y faire.

3. Parce que Samuel L.Jackson 

En parlant d’acteurs ultra stylés on ne peut pas ne pas mettre l’accent sur le grand Samuel L. Jackson et lui faire une place toute particulière dans ce top. Déjà parce qu’on ne peut pas penser à Tarantino sans penser à Jackson. Cet acteur a été présent dans quatre des neufs long-métrages qu’a réalisé Tarantino (Jackie Brown, Pulp Fiction, Django Unchained et Les huit salopards), sans oublier qu’il a fait la narration de Inglorious Basterds. Jackson est presque une toile de fond pour les films ultra-gores du réalisateur, à notre plus grand plaisir.
De plus l’acteur est à l’origine des scènes les plus mémorables des films de Tarantino. Souvent surjouant, toujours hilarant, Jackson captive toujours l’attention quand il est présent dans une scène. On se souvient de sa tirade biblique de Pulp Fiction, de son rôle auto-raciste de Django Unchained et bien sûr de sa performance dans Les Huit Salopards, sa meilleure selon moi.

 

 

4. Parce qu’il prend des femmes comme héroïnes 

Dans le paysage cinématographique hollywoodien, il est assez rare de voir des protagonistes féminines qui ne soient pas que des corps et des visages. Et Tarantino a, lui, toujours su faire une place de choix à des personnages de femmes fortes, indépendantes et intelligentes. Uma Thurman dans Pulp Fiction interprète une femme complexe et perturbée, puis plus tard dans Kill Bill une vengeresse experte en combat de Katana. Dans Jackie Brown, c’est Palm Grier qui mène la danse en jouant une hôtesse de l’air passeuse d’armes à mi-temps. Et ce film est d’ailleurs un de ses meilleurs bien qu’il soit bien moins connu qu’un Pulp Fiction ou Réservoir Dogs.

Tarantino porte aussi une attention toute particulière à ses seconds rôles féminins comme Melanie Laurent dans Inglorious Basterds, Jennifer Jason Leigh dans Les Huit Salopards (qui fut nominée pour meilleure actrice dans un second rôle), ou tous les personnages de Boulevard de la mort (quasiment entièrement des filles et toutes plus excellentes les unes que les autres).

Bref on peut dire que Tarantino est un vrai féministe !

(extraits de Boulevard de la mort)

5. Pour ses dialogues qui ont aucun sens

Outre sa narration non linéaire, une des marques de fabrique de Tarantino est son mélange entre dialogues complètement anodins et inutiles et scènes d’action ultra-violentes. Ce gimmick est utilisé dans presque tous ses films et est d’autant plus intéressant que la vacuité des conversations qu’il filme renforce la violence des scène qui suivent. On se dit « mais comment est-ce qu’ils peuvent parler de hamburgers alors qu’ils s’apprêtent à tuer des pauvres gars ». Et oui vous aurez reconnu le fameux dialogue sur « Le Big Mac » de Pulp Fiction. Mais ce style atteint son paroxysme dans Django Unchained quand des membres du Ku Klux Klan débatte sur les trous de leur cagoule … c’est absurde, hilarant et tarantinesque !

 

6. Pour ses scènes d’action qui pissent le sang 

Dans la suite de la logique, une des particularités de la réalisation de Tarantino est son utilisation massive de scènes violentes et de sang. Parfois c’est tellement excessif que ça en devient risible, comme dans la scène des « 88 fous » de Kill Bill vol.1 où ça devient tellement gore qu’on passe en noir et blanc. J’ai personnellement trouvé que c’est dans son dernier film qu’il avait atteint un summum dans le sanguinolant, quitte à devenir presque une pastiche caricatural de son propre style. En tout cas ces scènes peuvent être gores, choquantes ou même répugnantes elles sont toujours faites avec style.

 

7. Parce que Tarantino c’est la bible du cinéma 

Etre un génie  ça ne s’apprend pas, et dans le cas de Tarantino c’est bien vrai. En effet le réalisateur qui a eu une vie familiale assez mouvementée et a arrêté l’école jeune n’a jamais suivi de cours de cinéma. Ayant travaillé longtemps dans un vidéo club, il s’est nourri des films dont ils disposait pour apprendre le cinéma en le vivant. Il connait tout du cinéma et est carrément un expert dans les films de kung-fu ou de sabre japonais. Et il utilise son savoir encyclopédique dans ses films en mélangeant les genres et en rendant hommage à ses réalisateurs préférés (Sergio Leone avec ses westerns, John Woo, Godard..). Une telle culture du cinéma, ça force l’admiration.

8. Parce que Tarantino est fétichiste des pieds

S’il y a bien une chose qu’on sait sur Quentin Tarantino c’est que c’est un fétichiste des pieds hardcore. Pour ceux d’entre vous qui ont vu ne serait-ce que la moitié de ses films, vous avez du remarqué que chacun d’eux contient au moins une scène où des pieds apparaissent à l’écran (exclusivement des pieds de femme, parce que Quentin est peut être dérangé, mais au moins il reste constant dans sa sexualité). Même dans Une nuit en enfer où Tarantino ne fait que jouer dedans, il y a une scène où son personnage lèche les pieds de Salma Hayek. Comme quoi c’est parfois les génies qui ont les fétiches les plus improbables !

 

9. Parce que Pulp Fiction a eu la palme d’or, ce qui est quasiment irréaliste

Quand on voit les palmes de ces dernières années (Amour en 2012, Winter Sleep en 2014, Dheepan en 2015) on voit vite que le jury du festival de Cannes aime faire gagner des films longs, tristes et chiants (oui chiants, oui monsieur). Alors ça parait plus qu’étonnant qu’un film aussi populaire et grand public que Pulp Fiction puisse remporter le graal cinématographique. Peut être que le fait d’avoir Clint Eastwood en président du jury y a été pour quelque chose en 1994, en tout cas c’est surement la palme qui est sorti le plus du lot ces vingt dernières années.

10. Parce que Tarantino a créé un univers commun à presque tous ses films

Ca ne saute pas aux yeux, c’est caché dans les petits détails et c’est ce qui rend ça intéressant. Tarantino a pris soin de créer un univers commun à plusieurs de ses films. La marque de cigarettes Red Apple est présente dans pas moins de six de ses films, tout comme le fast food Big Kahuna Burger qu’on retrouve dans plusieurs long-métrages. Mais ça ne se limite pas seulement à des marques, on retrouve en effet des personnages dans plusieurs de ses oeuvres. Earl McGraw par exemple est présent aussi bien dans Une nuit en enfer (de Robert Rodriguez) que dans Kill Bill vol.1 et Boulevard de la mort. Interprété par plusieurs acteurs, c’est toujours le personnage du cow-boy texan constamment affublé de lunettes de soleil.

On peut même retrouver des similitudes entre les personnages que Mia Wallace décrit à Vincent Vega et les membres des Vipères Assassines de Kill Bill. Bref Tarantino ne laisse rien au hasard quand il s’agit de créer un monde autour de ses films, c’est un exemple assez probant de ce qu’on appelle le cinéma d’auteur.

bigkahuna

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ML.

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