Top 10 des têtes les plus délirantes de Willem Dafoe au cinéma

Top 10 des têtes les plus délirantes de Willem Dafoe au cinéma

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Dans le récent The Grand Budapest Hotel, Willem Dafoe interprète le premier grand méchant de la filmographie Andersonienne, un tueur taciturne n’hésitant pas à défénestrer des chats pour le plaisir (ou presque). Si ce choix d’acteur peut paraitre évident, il a fait naître chez nous l’envie de percer le mystère Dafoe: pourquoi est-il si effrayant, parfois à la limite du comique ?

Cet acteur devenu mythique n’aurait pas su diriger sa carrière professionnelle vers autre chose que le cinéma. Il suffit de l’imaginer discuter potins à la machine à café pour se rendre compte qu’il était plus crédible en taré grillant une clope, observant avec insistance un malheureux à qui il ne reste plus que quelques secondes avant de se faire passer la tête dans un presse-papier, et ça, seul le cinéma le permet. Car l’immense carrière de Willem Dafoe c’est avant tout des rôles de psychopathes louches et mystérieux, de démons charismatiques, campés grâce à la puissance d’un don du seigneur : ses expressions faciales. Pour schématiser, il ne faut à son visage qu’un centième de seconde pour passer d’un état déjà intriguant à un état proche de la démence.  Nous avons, en vain, cherché des photos de ses parents pour essayer de comprendre quel mélange subtil pouvait donner vie à une tel capacité à inspirer la peur; nous avons parcouru sa filmographie pour essayer de percer le mystère Dafoe. Une seule réponse est apparue : en permanence dans l’ambiguïté entre le grandiose et le surjeu, ce type est un génie complètement barge. Petite compilation de ses têtes les plus délirantes :

 

10. The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson

En 10, le déjà cité Grand Budapest Hotel de Wes Anderson, avec un Jopling qui sonne presque comme une parodie du personnage. Toujours est il que cet homme de main est à la fois effrayant et hilarant, la recette Dafoe en somme.

La critique de l’ACD

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9. La Dernière tentation du Christ, de Martin Scorsese

Il paraît que c’est la tête qu’il a fait quand son manager lui a dit : « tu joueras dans un film de Scorsese, et tu incarneras Jésus ».

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8. Cirque du Freak: The Vampire’s Assistant, de Paul Weitz

Salvador Dali qui comprend subitement le mystère de l’univers ? Non, Willem Dafoe dans un film de vampire plutôt crappy que creepy, à ranger dans la terrible catégorie des “films pires que Twilight”. Atterrir dans un tel navet peut sembler triste pour un acteur de son gabarit, mais il arrive à sublimer ponctuellement la nullité globale par ce faciès absurde, ce regard asymétrique et cette moustache “façon dictateur sud-américain”.

Gavner Purl

7. Platoon, d’Oliver Stone

Dans une scène mythique du film, le jeune Charlie Sheen est initié à l’opium et à la marijuana par le sergent Elias, campé par un Willem Dafoe des grands jours, tout ça sur les effluves acidulées de White Rabbit, l’hymne psychédélique de Jefferson Airplane. C’est là qu’on se dit que si un jour le cinéma ne fonctionnait plus pour lui il pourra toujours se reconvertir en attraction phare d’un musée pour drogués. Sacrément trippant le man !

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Découvrez cette scène mythique ici

6. American Psycho, de Marry Harron

Dans un monde où Willem Dafoe serait inspecteur de police, tous les suspects avoueraient leurs crimes avant même de les avoir commis. Soutenir son regard pendant plus de 30 secondes en salle d’interrogatoire, ou comment s’imaginer rôtir écartelé dans le plus infâme recoin des enfers. Pas étonnant que Patrick Bateman soit devenu aussi timbré !

American Psycho Willem Dafoe

5. Les Anges de Boston, de Troy Duffy

En parlant d’enfer, c’est clairement de là que sort ce personnage, qui se fait pourtant appeler l’ange. Superbe performance d’acteur de Willem Dafoe qui réalise ici la prouesse de ressembler la clope en décomposition qu’il tient à la main.

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4. Spiderman, de Sam Raimi

Même si le nom de Willem Dafoe ne vous dit rien, vous connaissez forcément Norman Osborn, ou le Bouffon Vert, fameux personnage de la saga Spiderman, remarquable pour être le seul méchant de comics faisant plus peur sans son masque qu’avec.

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3. The Smile Man, d’Anton Lanshakov

Ce court métrage de 9 minutes permettrait de remplir plusieurs tops 10 à lui seul. Le pitch est simple, à la suite d’un accident, un homme subit des dommages nerveux qui paralysent certains muscles de son visage et le forcent à arborer un immense sourire jusqu’à la fin de ses jours. Le Joker peut aller se rhabiller !

Le court métrage est à découvrir ici

The Smile Man

2. Speed 2, de Jan De Bont

Quand on voit la tronche de Willem Dafoe dans ce film, on se demande s’il s’agit de la vitesse ou de la drogue dont il est question dans le titre. Nous pensions avoir épuisé tous les adjectifs pouvant qualifier Willem Dafoe, en voila un nouveau pour son rôle de “super-méchant” dans cette suite d’un classique du cinéma d’action : méphistophélique (selon Le Petit Robert : “Qui évoque Méphistophélès, semble appartenir au démon”). Une sorte de Méphistophélès sous speed : one hell of a trip !

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1. Sailor & Lula, de David Lynch

Qui est Bobby Peru ? Vaste question : on sait qu’il apprécie le Jack Daniels, qu’il vit dans un motel moisi perdu dans les tréfonds du Texas et qu’il est un criminel sociopathe au pouvoir de fascination agissant tant sur les hommes que sur les femmes. Ce personnage donne à lui seul le ton si mystique qui caractérise Sailor et Lula (Wild at heart) de David Lynch, Palme d’or à Cannes en 1990. Sailor et Lula c’est l’exploration par un couple à la Bonnie and Clyde d’une Amérique fantasmée, parfois cauchemardesque, et qui ne semble peuplée que par des freaks, dont Bobby Peru est le plus perturbant. Enfin vous l’aurez compris, Bobby Peru était un personnage taillé pour Willem Dafoe, qui nous offre ici sa tête de loin la plus délirante.

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« I guess they often cast me as the bad guy, because I’m not, er, conventional looking. I look sort of violent. I’m the odd one out, the outsider. »

– Willem Dafoe

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