Quel film de boxe regarder ce soir ?

Quel film de boxe regarder ce soir ?

Le weekend est terminé, les cours reprennent et vous avez le moral dans les chaussettes ? On a une petite idée pour vous faciliter la vie et  faire s’écouler cette semaine comme une onde descend l’adret d’un mont paisible. Comme la plupart d’entre vous sont plutôt casanier alors qu’ils pourraient aller dans la rue courir, sauter ou frapper quelqu’un, on vous a trouvé une alternative sympa : la BOXE au cinéma.

Alors suivez notre petit guide pour adapter le film à votre sens du Chill.


 

  • Raging Bull, de Martin Scorsese (1980)

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Le chef d’oeuvre absolu du film de boxe. Racing Bull raconte l’histoire vraie de Jake La Motta (Robert De Niro), boxer vedette des années 40. Alors que sa brutalité et son tempérament destructeur l’amèneront au sommet de son art, ils vont aussi peu à peu ronger sa vie jusqu’à en faire un énorme décadent. Les scènes de combat sont magistrales et une preuve du talent extraordinaire de Scorsese pour filmer l’effort et la souffrance du sportif. Les répliques cultes (“You fucked my wife ?”) font partie de la légende du septième art.

La raison en plus : Quand le véritable Jake La Motta a vu le film pour la première fois, il s’est rendu compte de la personne horrible qu’il était, ce à quoi sa femme lui a répondu qu’il était encore pire.

Mood : Rage brutale et non dirigée.

Effet secondaire : Risque de se mettre à parler anglais avec un accent rital très prononcé.


  • Rocky de John G. Avildsen (1976) (et ses suites)

Si Raging Bull est le chef d’oeuvre absolu du film de boxe, Rocky est certainement le film de boxe le plus culte. Mille fois référencé, des répliques connus de tous, une musique et des scènes cultes (Eye of the tiger sur les marches). L’histoire est donc celle de Rocky Balboa, un collecteur de dette sélectionne pour remplacé un boxeur blessé pour affronter Apollo Creed lors des championnats du monde. Commence alors un entrainement intense à base de steaks surgelés où il rencontrera sa douce Adrian.

La raison en plus : Impossible de vivre sur terre en 2015 et ne pas avoir vu Rocky.

Mood : De la sueur et de l’entrainement spartiate à base de carcasses. Du sang et de la souffrance mais aussi de l’amour.

Effet secondaire :  Souler votre entourage avec Eye of the Tiger à chaque moment important de votre vie.


  • The Champ de Franco Zeffirelli (1979)

Recréation du film original de 1931, dans cette version, le réalisateur italien connu pour ses œuvres telles que Roméo et Juliette, réussit à présenter une histoire en même temps tragique et magnifique. Billy Flynn (Jon Voight) est un ancien champion de boxe qui quitte sa carrière pour s’occuper de son fils T.J. et devenir dresseur de chevaux dans la ville de Hialeah. T.J. (Ricky Schroder) idolâtre « Le Champion » et passe sa vie à venter les mérites de Billy, qui décide de faire un come-back pour donner une nouvelle vie à son fils, mais c’est alors que dans leur vie réapparait Annie (Faye Dunaway), la mère de T.J.

La raison en plus : Toutes les scènes de combats ont été jouées par Jon Voight lui-même.

Mood : Recherche d’une belle histoire d’amour entre un père et son fils.

Effet secondaire : Vous aurez probablement les yeux très humides au cours de ce film !


  • When We Were Kings de Leon Gast (1996)

Autre film sur une légende : le grand Muhammad Ali. Un documentaire sur le match du siècle, Ali VS Foreman, qui a eu lieu à Kinshasa en 1974, et tout ce qui l’a entouré : de la polémique autour du dictateur local Mobutu au spectacle dantesque qui l’a précédé en passant par une analyse technique de la stratégie d’Ali. Le dernier rayonne de charisme et le film met en avant son statut de grand leader noir américain en plus de celui de boxeur légendaire. Le film est très intéressant du point de vue de l’histoire des afro-américains et la volonté de certains d’entre eux dans les années 70 de renouer avec le continent d’origine.

La raison en plus : Les punch-lines échangées entre Muhammad Ali et son adversaire Foreman (qui entra en dépression pendant 2 ans après sa défaite avant de devenir un saint absolu).

Mood : Black et African Power.

Effet secondaire : Délire de surpuissance et mégalomanie.


  • Million Dollar Baby de Clint Eastwood (2004)

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Avec 79 prix reçus dont 4 oscars, Million Dollar Baby en plus d’être un film sur la boxe est tout simplement un film à ne pas râter ! Maggie Fitzgerald (Hilary Swank) est une serveuse 31 ans venant d’une famille de loosers sans aucune ambition. Voulant faire la différence, elle décide de se lancer dans la boxe, ce qui pour une femme de son âge n’est pas une tâche facile. En montrant sa motivation, elle réussit à convaincre Frankie Dunn (Clint Eastwood) à devenir son coach et manager tout au long de sa carrière.

La raison en plus : Enfin un film qui désacralise ce sport supposé réservé aux hommes. Histoire très touchante, vous n’en sortirez pas indemnes.

Mood : Vive les femmes !

Effet secondaire : Ne plus oser regarder les femmes dans les yeux sans avoir peur.


  • The Fighter de David O. Russel (2010)

L’histoire de deux frères boxeurs, dont le plus jeune Micky (Mark Wahlberg) est entrainé par Dicky (Christian Bale), et subie une carrière un peu désastreuse. Dicky, lui, a sombré dans le crack depuis la défaite qui a mis fin à sa carrière. Le film raconte la vie escarpée de Micky alors qu’il doit faire face à la descente au enfers de son frère et tout un tas d’autres problèmes. Ambiance bien Massachusetts et boxing à la Bostonienne, et surtout belle histoire fraternelle.

La raison en plus : Film qui a eu beaucoup de mal à se financer. L’idée originale venait de Mark Wahlberg qui a d’abord proposé à Scorsese de le réaliser (refus, il en avait marre des films de boxe et du Massachusetts), puis à Peter Berg (refus), puis Aronofksy (qui s’est cassé au début) avant de trouver enfin O. Russell. Au final le film a gagné deux oscars.

Mood : Envie de success story à l’américaine où les losers s’en sortent grâce à la famille et la combativité.

Effet secondaire : Devenir un fervent républicain après avoir réalisé que pour surmonter l’addiction à la drogue, il suffit de le vouloir.


  • Somebody Up There Likes Me de Rob Wise (1956)

Film de boxe bien classique année 50 qui raconte l’histoire de Rocky Graziano, un petit criminel qui se fera remarqué pour ses talents de combattant en prison, avant de devenir un boxeur célèbre. Ambiance noir et blanc avec Paul Newman dans un de ses meilleurs rôles. Le film souffre cependant aujourd’hui de son classicisme très poussiéreux. On n’échappe pas à la longue histoire d’amour bien mielleuse et à la morale très conservatrice.

La raison en plus : Belles images du Brooklyn des années 50, et casting qui inclue les grosses pointures de l’époque (dont Sal Mineo par exemple). James Dean devait à la base jouait le rôle de Rocky mais est mort avant le tournage.

Mood : Nostalgie des films de boxe classiques où les mecs se battaient à peine.

Effet secondaire : Une envie de taper sur tout ce qui bouge pour se faire remarquer par un manager.  Mais aujourd’hui Fleury-Mérogis recrute plutôt des djihadistes que des boxeurs.


  • Cinderella Man de Ron Howard (2005)

 

Étant probablement le meilleur film réalisé par Ron Howard, Cinderella Man raconte l’histoire de James Braddock (Russell Crowe), boxeur prétendument terminé qui ressurgi pour devenir champion et source d’inspiration pour le peuple américain des années 1930. Ce film basé sur l’histoire vraie de James J. Braddock (champion du monde poids lourds de 1935-1937), est une mise en abîme parfaite de la situation critique aux Etats-Unis à cette époque, à travers un personnage qui se fond très bien dans ce paysage vieillit, affamé et désespéré.

La raison en plus : L’actrice Rosemarie DeWitt qui joue la voisine de Jimmy Braddock dans le film n’est autre qu’en réalité la petite-fille de James J. Braddock.

Mood : Arrêtez de me dicter ce que je dois faire, je veux faire mon propre avis sur la vie.

Effet secondaire : Devenir bon, charitable et plein d’amour.


  • The Harder They Fall de Mark Robson (1956)

Film de boxe culte, avec le célèbre Humphrey Bogart. Eddie Willis (Humphrey Bogart) journaliste de sports se voit proposé un nouveau travail par Nick Benko (Rod Steiger), promoteur de combats, qui consisterait en la gestion des relations publiques d’un nouveau boxeur poids-lourd, Toro Moreno (Mike Lane). Le plan de Benko, est d’organiser une série de combats avec des boxeurs has-been et de combats arrangés pour faire exploser la carrière de Toro, qui pourra par la suite affronter le champion. Une manière d’agir assez courante à l’époque dans le monde de la boxe pour essayer de se remplir les poches à l’insu de combattants sans avenir.

La raison de plus : Ce film a clôturé la carrière de Humphrey Bogart, après avoir joué dans près de 84 films.

Mood : Film à l’ancienne.

Effet secondaire : Acheter un smoking et fumer des cigares.


 

Nous espérons que vous trouverez ce que vous cherchez dans notre liste ! Sinon voici quelques autres titres à tester : Requiem for a Heavyweight, Body and Soul, The Hurricane, The Great White Hope, Resurrecting the Champ, Ali, Fat City, Girl Fight, Rocky Marciano, Gladiator, On the Ropes, etc.

Stay tuned for more !

Adrien P et Patrick K

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