Trance de Dany Boyle ✭✭✭✩✩

Trance de Dany Boyle ✭✭✭✩✩

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    Après son oscar du meilleur réalisateur en 2009 pour Slumdog Millionaire, le nouveau film de Dany Boyle, réalisateur qui compte à son actif plusieurs réussites du cinéma était pour beaucoup attendu avec impatience. En effet, la bande-annonce survoltée de ce thriller psychologique haletant porté par le trio James McAvoy, Vincent Cassel et Rosario Dawson était très prometteuse. Néanmoins, Trance s’avère comporter autant d’atouts que de défauts.

    Pendant les premières minutes, le métrage semble tout d’abord revêtir l’aspect habituel des films de gangster. En effet, l’histoire débute sur les chapeaux de roue par une scène de braquage lors d’une vente aux enchères de tableaux dont la valeur excède plusieurs millions de dollars. Simon, commissaire-priseur et complice de Franck, alors chargé de rapporter le tableau reçoit un coup violent au crâne et doit faire face à son réveil à des pertes de mémoire importantes oubliant le lieu où il a caché la toile. Malgré les menaces et les souffrances qui lui sont infligées ce dernier ne parvient pas à se souvenir. Frank décide donc de faire appel à une hypnotiseuse pour aller chercher la réponse dans les profondeurs de la mémoire de Simon. C’est ici que le métrage prend une forme inhabituelle.

     En effet, ce moment donne le point de départ, pied au plancher, des retours incessants entre le rêve et la réalité. C’est alors dans les méandres compliqués de ce labyrinthe scénaristique que le faux et le vrai deviennent difficiles à distinguer. Le spectateur, toujours en haleine face à ce thriller à cent à l’heure finit d’ailleurs par s’embrouiller et se mélanger. De plus, cette nébulosité scénaristique est d’avantage renforcée par la réalisation de Dany Boyle qui complexifie le film. Ainsi, c’est avec déception et désillusion que l’on finit par découvrir la sortie simpliste de ce dédale qui ne méritait pas autant de détours, de retournements et d’impasses. C’est d’ailleurs ici que réside la plus grande faiblesse de Trance puisque la chute d’une trop grande simplicité n’est pas à la hauteur du développement. Ainsi, c’est d’un problème de fond dont souffre le film.

     Néanmoins, pour ce qui est de la forme, le talent de metteur en scène et la patte de Dany Boyle opèrent largement. En effet, la réalisation originale est d’une qualité esthétique  et d’une intensité visuelle impressionnantes. Les scènes très colorées ou très sombres s’enchaînent sur le fond d’une bande son dont la musicalité s’avère toujours parfaitement adaptée. De plus, malgré une certaine déception concernant James McAvoy qui semble parfois trop juvénile pour le rôle de Simon, le casting est convaincant. En effet, Vincent Cassel interprète à la perfection le rôle sur mesure de Franck, un chef de gang séducteur. Rosario Dawson, elle, incarne avec justesse et élégance, l’hypnotiseuse.

     En somme, Trance n’est pas la plus grande réussite de Dany Boyle mais reste un thriller à voir. 

Elisa Cornu 

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